Quand on parle de la police belge, on imagine d’abord les inspecteurs en uniforme. Pourtant, environ une personne sur cinq qui travaille pour les services de police locale ou fédérale n’est pas policière au sens strict. Elle appartient au CALog, le cadre administratif et logistique. Ce sont des informaticiens, des comptables, des juristes, des médecins, des techniciens, des call-takers ou encore des assistants aux victimes. Ils ne portent pas d’uniforme et n’ont aucune compétence de police judiciaire ou administrative, mais sans eux, l’institution ne tournerait pas.
Cet article fait le tour complet du CALog : ce que recouvre l’acronyme, les niveaux de diplôme A à D, les conditions de recrutement, la procédure de sélection en deux phases, les salaires, les avantages et la carrière. Il s’adresse à toute personne qui envisage de rejoindre les services de police belges sans entrer dans le cadre opérationnel.
Qu’est-ce que le CALog et quelle place occupe-t-il dans la police intégrée
CALog est l’acronyme officiel de Cadre administratif et logistique des services de police. La dénomination est confirmée par un communiqué du SPF Chancellerie du Premier Ministre et reprise par la loi du 7 décembre 1998 sur la police intégrée (LPI). C’est cette appellation qu’il faut retenir : d’autres expansions de sigle circulent parfois, mais aucune source officielle ne les corrobore.
La police intégrée belge regroupe deux grandes catégories de personnel. D’un côté le cadre opérationnel, composé des fonctionnaires de police qui portent l’uniforme et qui ont la qualité d’officier de police judiciaire auxiliaire. De l’autre, le cadre administratif et logistique, dit CALog, composé d’agents statutaires ou contractuels sans compétence en police administrative ou judiciaire. La distinction est nette : un membre du CALog ne peut ni dresser un procès-verbal, ni participer à une enquête pénale, ni exercer la moindre prérogative de puissance publique réservée aux policiers.
Le poids numérique du CALog est important. Selon les données publiées par le portail officiel de recrutement, environ 20 % des collaborateurs des services de police locale et fédérale occupent une fonction civile. Cela représente plusieurs milliers de personnes réparties dans les 183 zones de police que compte la Belgique en 2024 et au sein des services fédéraux.
Le statut du personnel CALog est régi par l’arrêté royal du 30 mars 2001, souvent appelé statut mammouth. Ce texte fixe les échelles de traitement, les allocations et indemnités, les conditions de recrutement, la formation, le stage, le régime de congé et l’organisation du temps de travail. Le 20 juillet 2006, le Conseil des Ministres a approuvé un avant-projet de loi modernisant ce statut : introduction d’un nouveau concept de carrière barémique avec formations certifiées, réglementation de l’assistance en justice, mesures de protection de la maternité.

Les trois catégories de fonctions CALog
Selon le portail officiel de recrutement, les membres du CALog remplissent des fonctions réparties en trois catégories distinctes : techniques, administratives et d’appui. Cette répartition couvre un spectre très large de métiers.
Les fonctions techniques regroupent l’informatique, la maintenance des véhicules, les laboratoires scientifiques, la cybersécurité, la téléphonie, l’électricité, la mécanique. La Computer Crime Unit (CCU), qui relève partiellement du CALog, cible spécifiquement la cybercriminalité : piratage, escroquerie sur internet, sabotage et fraude.
Les fonctions administratives couvrent le droit, la gestion des ressources humaines, la comptabilité, les finances, les marchés publics, la communication, la gestion documentaire. Un grand nombre de juristes, de gestionnaires de dossiers et de conseillers RH travaillent à ce titre.
Les fonctions d’appui désignent tout ce qui soutient directement l’opérationnel sans relever du cœur policier : assistance aux victimes, accueil du public, secrétariat, logistique, transport, entretien, restauration. Les domaines professionnels couverts par le CALog incluent ainsi la communication et marketing, la comptabilité et financier, l’enseignement, la GRH, l’ICT, le juridique, la logistique, le management supérieur, le nettoyage et entretien, le scientifique, le social et santé, la technique et production, ainsi que le transport.
Ce que cela signifie concrètement : les services de police belges recherchent des profils aussi variés que comptables, ouvriers, informaticiens, médecins, juristes ou assistants. Un poste CALog ne suppose pas l’envie d’être policier, mais l’envie de travailler pour l’institution dans son métier d’origine.
Les quatre niveaux de qualification : de A à D
Selon le portail officiel de recrutement, les offres CALog sont classées en quatre niveaux qui correspondent au diplôme requis.
Niveau A correspond à un Master, c’est-à-dire un enseignement supérieur de type long ou universitaire. Ce niveau ouvre l’accès aux postes de direction, d’expertise et de conseil stratégique : conseillers seniors, directeurs adjoints, juristes spécialisés, médecins, ingénieurs.
Niveau B exige un Bachelier, soit un enseignement supérieur de type court de trois ans. C’est le niveau des gestionnaires de dossiers, des consultants ICT, des conseillers RH, des assistants aux victimes. Pour un poste de gestionnaire de dossiers, les orientations les plus pertinentes selon le guide métier Trajektoire sont l’assistant de direction, le droit, la comptabilité, la gestion des ressources humaines ou la logistique.
Niveau C demande un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur. Il donne accès à des postes d’assistant, de technicien qualifié ou d’employé administratif.
Niveau D est accessible sans aucun diplôme. La page officielle dédiée à ces emplois est claire : pour les fonctions de niveau D, aucun diplôme n’est exigé. Il est possible de rejoindre le personnel civil de la police intégrée sans certificat, en tant qu’employé ou ouvrier. C’est la voie d’entrée la plus ouverte pour qui veut travailler dans les services de police belges sans parcours d’études.
Il n’existe pas de formation spécifique « CALog » à suivre avant de postuler. Le recrutement se fait sur la base du diplôme déjà obtenu et de la réussite des épreuves de sélection.
Conditions d’admission pour postuler
Avant de candidater, il faut remplir un socle de conditions communes. Elles sont fixées par le portail officiel de recrutement et reprises par différents portails d’information jeunesse.
Pour s’inscrire aux épreuves, il faut posséder la nationalité belge ou être ressortissant d’un pays membre de l’Union européenne, jouir de ses droits civils et politiques, être de conduite irréprochable, avoir au moins 17 ans et fournir un extrait de casier judiciaire modèle 595 d’une ancienneté maximale de trois mois à la date de dépôt de la candidature.
Pour l’engagement effectif, c’est-à-dire le moment où vous entrez en service, deux conditions supplémentaires s’ajoutent : avoir au moins 18 ans et avoir réussi les épreuves de sélection donnant accès au niveau pour lequel vous postulez.
Une précision importante sur la conduite irréprochable : cela ne veut pas dire que vous ne devez jamais avoir eu de contravention. L’évaluation se fait au cas par cas, en cohérence avec la nature des fonctions visées.
Les membres du personnel déjà en poste dans les services de police peuvent emprunter la procédure IN/EX pour évoluer ou changer d’affectation, sous réserve du respect des conditions reprises dans la note CG-2024/2167 F.
Une règle pratique à connaître : les candidatures spontanées ne sont pas prises en compte. Il faut postuler exclusivement à des emplois vacants publiés sur le portail officiel de recrutement. Selon les sources consultées, les candidats ayant échoué cinq fois à la procédure de sélection pour le même cadre ne peuvent plus postuler à ce grade.

La procédure de sélection en deux phases
La sélection CALog se déroule en deux phases distinctes. La première, dite sélection générique, est organisée centralement par le service Sélection. La seconde, la période d’essai, est organisée par le service employeur après réussite de la première.
Phase 1 : la sélection générique
La Phase 1 comprend quatre épreuves.
L’épreuve d’aptitudes cognitives se déroule sur une demi-journée. Elle comporte un test de raisonnement abstrait qui mesure la capacité à fonctionner de manière logique avec des informations abstraites, un test numérique qui évalue les liens entre informations chiffrées et un test verbal qui évalue les liens entre informations verbales. Bon à savoir : il est possible d’être dispensé du test d’aptitudes cognitives si l’on a déjà réussi cette épreuve lors d’une candidature précédente pour une fonction de même niveau ou de niveau supérieur.
L’épreuve de personnalité repose sur un questionnaire biographique et un questionnaire de personnalité. L’objectif est de cerner les comportements professionnels, les motivations et l’adéquation au cadre.
L’épreuve médicale est une étape obligatoire de la procédure de sélection générique.
La commission de moralité clôture la Phase 1. Une enquête de milieu et d’antécédents est menée en parallèle par la zone de police locale pour vérifier l’existence d’éléments aggravants. La commission peut décider de mettre un terme à la candidature ou imposer une restriction territoriale, c’est-à-dire interdire au candidat de travailler dans un territoire déterminé.
Phase 2 : la période d’essai
Une fois la sélection générique réussie, le dossier est transmis à la zone de police locale ou au service fédéral où se situe le poste vacant. C’est cet employeur final qui organise une épreuve supplémentaire et la période d’essai proprement dite.
Aménagements raisonnables pour les candidats à besoins spécifiques
Le candidat qui présente des besoins spécifiques peut demander un aménagement raisonnable. Il s’agit d’une adaptation appropriée permettant de réaliser les épreuves écrites, sauf si cela impose une charge disproportionnée à l’autorité. Les exemples cités sont un tiers du temps supplémentaire, la lecture orale des questions ou l’utilisation d’outils informatiques.
La demande s’introduit par mail à [email protected] avec une attestation médicale ou officielle, au plus tard 7 jours calendriers avant la passation des épreuves.
Salaires et avantages du personnel CALog
Le salaire CALog repose sur des barèmes officiels fixés par l’arrêté royal du 30 mars 2001 et gérés par le Service de Gestion du Personnel et des Indemnités. Les montants varient selon le niveau (A, B, C ou D) et l’ancienneté. Le document officiel de référence est publié par ce service, et c’est lui qui fait foi.
À titre indicatif et selon le guide métier Trajektoire, un poste de gestionnaire de dossiers en début de carrière (niveau B) se situe entre 2 700 et 3 200 € brut mensuel. Avec l’ancienneté et l’expérience, ce montant peut évoluer jusqu’à 4 500 € brut. Ces fourchettes ne sont mentionnées que par cette source, il est donc prudent de les considérer comme indicatives et de vérifier les chiffres exacts sur les barèmes officiels au moment de postuler.
À cette rémunération de base s’ajoutent plusieurs avantages.
32 jours de congé par an, ce qui est nettement supérieur à la moyenne du secteur privé.
100 % d’intervention de l’employeur dans les coûts des transports publics, dont 100 % pour le train. Ce remboursement intégral est un argument fort pour les candidats qui font de la distance.
Formations gratuites tout au long de la carrière, ce qui ouvre la voie à des évolutions internes.
Avantages extra-légaux : pension de fonction publique, assurance hospitalisation, sécurité d’emploi liée au statut statutaire pour la majorité des postes.
Des primes spécifiques s’ajoutent dans certains cas. La plus courante est la prime de bilinguisme à Bruxelles, accordée après réussite d’un examen Selor. Pour les services fédéraux ou une zone de police de Bruxelles-Capitale, la maîtrise du néerlandais est souvent obligatoire et certifiée par ce même examen.
Carrière, promotion et évolution interne
Le CALog n’est pas une voie de garage. L’évolution interne est organisée. Au niveau D, les candidats peuvent participer aux examens de promotion interne après 3 années d’ancienneté. S’ils obtiennent un brevet de réussite, ils sont promus au niveau C.
À côté de la promotion verticale, il y a l’évolution barémique horizontale. L’ancienneté augmente progressivement le salaire dans chaque niveau, sans changement de fonction. Selon le guide métier Trajektoire, il est également possible de passer des examens de promotion internes pour accéder à des niveaux supérieurs et à des postes à plus haute responsabilité comme chef de service.

Le CALog dans les CIC : call-takers et dispatchers du 101
Les Centres d’information et de communication (CIC) sont les centrales d’appel d’urgence qui traitent le numéro 101. Selon le site officiel des services de police belges, la Belgique compte 11 CIC, un par province, qui traitent chaque année 6 millions d’appels environ. Les CIC sont placés sous l’autorité d’un chef de service rattaché au SICAD (Services d’Information et de communication des arrondissements), lui-même rattaché au directeur-coordonnateur de la direction de coordination et d’appui.
Le rôle du CALog dans les CIC est moins connu mais structurant. Au CIC de Flandre orientale, les postes de call-takers, qui reçoivent les appels d’urgence, sont occupés par du personnel CALog, des membres du personnel du SPF Intérieur et du personnel opérationnel. Plus inattendu, les dispatchers, qui dirigent les équipes sur le terrain, appartiennent au personnel opérationnel ayant le grade d’inspecteur ou au personnel CALog. C’est une situation atypique : un civil exerce ici une responsabilité opérationnelle directe sur l’engagement des équipes.
Le contexte général est tendu. Selon les communications officielles, tous les CIC du pays connaissent un déficit de personnel. De nombreuses places de call-takers et de dispatchers restent vacantes. Le recrutement est particulièrement difficile en Flandre (provinces d’Anvers et de Flandre orientale) et à Bruxelles ; la Wallonie est également touchée, mais dans une moindre mesure.
Le CIC Bruxelles est un cas particulier. Il affiche le call-taking le plus difficile du pays, avec 80 à 120 appels par shift ordinaire et 600 à 800 lors de journées à forte activité ou de week-ends animés. Il utilise notamment la technologie RTI (Real Time Intelligence) grâce aux caméras ANPR (Automatic Number Plate Recognition).
Le témoignage d’une inspectrice du CIC Flandre orientale, publié par les services fédéraux, résume bien l’enjeu :
Les fonctions de dispatcher et de call-taker offrent une expérience différente mais l’aide aux personnes en difficulté occupe toujours une place centrale, qu’il s’agisse de citoyens ou de collègues sur le terrain.
Les offres d’emploi pour les postes de call-taker au sein d’un CIC sont publiées sur le site du Selor, tandis que le portail officiel de recrutement publie les offres pour les fonctions opérationnelles et CALog plus classiques.

Zoom sur deux métiers CALog représentatifs
Le gestionnaire de dossiers (niveau B)
C’est l’un des profils les plus recherchés. Selon le guide métier Trajektoire, ses missions quotidiennes incluent la gestion et le suivi de dossiers administratifs variés (marchés publics, ressources humaines, logistique), le suivi budgétaire des projets, la planification des ressources matérielles comme les véhicules et équipements, l’élaboration de tableaux de bord et d’indicateurs, la rédaction de rapports et de notes de service, la veille au respect des procédures, l’archivage des documents sensibles et la collaboration avec des partenaires externes.
Les qualités attendues sont l’organisation, la rigueur, l’esprit d’analyse, la discrétion, la proactivité, l’intégrité, une bonne communication et une résistance au stress.
Les avantages du métier, selon Trajektoire, sont la stabilité de l’emploi (statut de fonction publique), la contribution directe à la sécurité publique, l’environnement structuré, les horaires réguliers, les possibilités de formation continue, la variété des dossiers et les avantages extra-légaux comme la pension et l’assurance hospitalisation.
Les inconvénients existent aussi : procédures administratives parfois lourdes et lentes, peu de flexibilité ou de télétravail selon les services, hiérarchie parfois rigide, travail sédentaire sur ordinateur, charge de travail élevée lors des pics d’activité, évolution de carrière soumise à des examens.
Les conditions de travail sont celles d’un poste de bureau classique : commissariat, direction centrale ou zone, horaires généralement réguliers de type 8h-17h du lundi au vendredi, pas d’uniforme.
L’assistant aux victimes (niveau B, services fédéraux)
Selon la description de fonction publiée par les services de recrutement, le poste de CALog B au sein du Service d’assistance policière aux victimes vise à fournir aide et soutien aux personnes victimes de crimes et de délits. C’est une spécialisation distincte des fonctions d’investigation ou d’application de la loi.
Les responsabilités principales sont l’accueil et l’écoute initiale des victimes, la documentation de leurs déclarations, l’évaluation préliminaire des besoins d’assistance psychosociale ou juridique, l’orientation vers les ressources appropriées (services d’aide sociale, centres de crise, organisations spécialisées), la coordination avec les enquêteurs, le suivi administratif des cas et l’information des victimes sur leurs droits.
La formation initiale est organisée par l’école de police fédérale et couvre la procédure pénale, les droits des victimes, la psychologie du trauma, les protocoles de confidentialité et les procédures de signalement obligatoire. Elle inclut des simulations pratiques et des études de cas. Un développement continu est exigé, avec des stages de perfectionnement annuels ou biannuels et des sessions de sensibilisation au genre, aux discriminations et à la diversité culturelle.
Les candidats à ce poste doivent maîtriser le néerlandais et le français, et démontrer une capacité d’écoute active, d’empathie et de gestion des situations traumatiques.
Cadre juridique et historique du CALog
Le CALog n’existe pas par hasard. Il est né d’une réforme majeure des services de police, déclenchée par un drame.
L’Affaire Dutroux de 1996 a été l’événement qui a précipité la refonte des services de police belges. Selon l’Union des Villes et Communes de Wallonie, les erreurs et errements de l’enquête sur ce pédophile et assassin d’enfants ont mené, à la suite des conclusions d’une commission d’enquête parlementaire, à une refonte totale des services de police du pays.
Le résultat est la loi du 7 décembre 1998 (LPI), qui a mis en place la réforme en remplaçant les services existants par un « service de police intégré, structuré à deux niveaux » : la police locale, organisée en zones, et la police fédérale. La Belgique compte aujourd’hui 183 zones en 2024, après une série de fusions par rapport au découpage initial.
Le statut du personnel des zones de police est fédéral. Il a été fixé par l’arrêté royal du 30 mars 2001, le fameux statut mammouth. Selon l’Union des Villes et Communes de Wallonie, ce texte comprend des dispositions relatives aux échelles de traitement et aux diverses allocations et indemnités, mais également au recrutement, à la formation, au stage, au régime de congé et à l’organisation du temps de travail, pour le cadre opérationnel comme pour le CALog. Le régime disciplinaire est régi par la loi disciplinaire du 13 mai 1999, à l’exception des contractuels.
Le statut CALog a été modernisé par la suite. Le 20 juillet 2006, sur proposition du Ministre de l’Intérieur Patrick Dewael, le Conseil des Ministres a approuvé un avant-projet de loi modifiant certains aspects du statut du personnel CALog. L’objectif affiché par le communiqué officiel était d’adapter et de valoriser le statut, via un nouveau concept de carrière barémique avec formations certifiées, la réglementation de l’assistance en justice et des dommages aux biens, ainsi que des mesures relatives à la protection de la maternité.
Comment postuler à un emploi CALog
Une seule plateforme centrale concentre les offres : Jobpol.be, le portail officiel de recrutement des services de police belges.
Les offres sont filtrables par niveau de diplôme (A à D), domaine professionnel, type de contrat et région. Les types de contrats disponibles vont du contrat à durée indéterminée au contrat à durée déterminée, en passant par le contrat d’étudiant, le contrat de remplacement et le statut statutaire. Pour un poste donné, l’annonce précise le profil recherché, le niveau requis, les conditions spécifiques et la date limite d’inscription.
Voici un échantillon récent des offres ouvertes pour illustrer la diversité des profils recherchés.
| Localisation | Intitulé du poste | Date limite d’inscription |
|---|---|---|
| Anderlecht | Aide de cuisine | 13.05.26 |
| Anderlecht | Employé(e) de cuisine | 13.05.26 |
| Woluwe-Saint-Pierre | CALog B – Consultant ICT – Service Ressources Télématiques | 18.05.26 |
| Bruxelles | Conseiller – Coordinateur marchés publics – Service Finances (FIN/Achats) | 18.05.26 |
| Anderlecht | Assistant – Gestion Technique ICT | 22.05.26 |
| Namur | Conseiller Adjoint DRH | 24.05.26 |
| Bruxelles | Conseiller Real Estate IMMO | 26.05.26 |
| Waremme | Consultant DPO et appui stratégique | 29.05.26 |
Le portail officiel organise aussi régulièrement des séances d’information et des journées de recrutement. Une session spécifique « Une candidature aux services de police et sa sélection – CALog » figure parmi les événements proposés. Les Jobdays, qui mélangent présentation, rencontres avec des recruteurs et simulations sportives pour le cadre opérationnel, sont une bonne porte d’entrée pour échanger directement avec des collègues en poste.
Pour les postes CALog publiés par une zone locale, l’annonce renvoie systématiquement à un dépôt de candidature en ligne avec une date limite stricte. Toute candidature reçue après cette date n’est pas acceptée.

Foire aux questions
Qu’est-ce qu’un CALog ?
CALog signifie « Cadre administratif et logistique » des services de police belges. Il désigne l’ensemble du personnel civil, sans uniforme ni compétence policière, qui exerce des fonctions techniques, administratives et d’appui au sein de la police intégrée. Les agents CALog représentent environ 20 % des effectifs de la police locale et fédérale.
Quel est le grade CALog dans la police ?
Le CALog n’est pas un grade unique mais un cadre composé de quatre niveaux correspondant aux diplômes requis : niveau A (Master), niveau B (Bachelier), niveau C (Secondaire supérieur) et niveau D (aucun diplôme). Chaque niveau donne accès à des fonctions différentes (management, gestion, assistant, ouvrier) et à des barèmes salariaux distincts, définis par l’arrêté royal du 30 mars 2001.
Qu’est-ce qu’un civil dans la police (ou un policier civil) ?
Un civil dans la police est un membre du personnel CALog. Il n’a pas la qualité de fonctionnaire de police, ne porte pas d’uniforme et n’a aucune compétence en police administrative ou judiciaire. Il exerce des fonctions spécialisées : informaticien, comptable, médecin, logisticien, assistant aux victimes, call-taker, juriste. Ces fonctions soutiennent les opérations policières sans s’y substituer.
Est-il possible de travailler dans les services de police sans diplôme ?
Oui, via le niveau D du cadre CALog. Aucun diplôme n’est exigé pour les emplois de niveau D, qui correspondent à des postes d’ouvriers ou d’employés d’exécution. Il faut avoir au moins 17 ans pour s’inscrire, être de nationalité belge ou ressortissant de l’UE, jouir de ses droits civils et politiques, et réussir les épreuves de sélection générique.
Quels sont les avantages de travailler en CALog ?
Les agents CALog bénéficient d’un statut de fonction publique avec sécurité d’emploi, de 32 jours de congé par an, d’une intervention à 100 % de l’employeur dans les frais de transport public (train inclus), de formations gratuites et d’avantages extra-légaux comme la pension et l’assurance hospitalisation. Des primes spécifiques peuvent s’ajouter, notamment la prime de bilinguisme à Bruxelles.
Quels sont les 3 corps de la police belge ?
Avant la réforme de 2002, la police belge comprenait trois corps distincts : la police communale, la gendarmerie et la police judiciaire. Depuis la loi du 7 décembre 1998, ces trois corps ont été fusionnés en un service de police intégré structuré à deux niveaux : la police locale, organisée en 183 zones en 2024, et la police fédérale.
Quel est le salaire net d’un agent CALog ?
Le salaire CALog est fixé par les barèmes officiels de l’arrêté royal du 30 mars 2001, publiés par le Service de Gestion du Personnel et des Indemnités. À titre indicatif, selon le guide métier Trajektoire, un poste de niveau B en début de carrière se situe autour de 2 700 à 3 200 € brut mensuel, avec une évolution possible jusqu’à 4 500 € brut avec ancienneté. Ces chiffres sont à vérifier sur les barèmes officiels, qui varient selon le niveau (A à D) et l’ancienneté précise.
Quels sont les grades du cadre opérationnel de la police ?
Le cadre opérationnel de la police intégrée compte neuf grades : aspirant agent de police, agent de police, aspirant inspecteur, inspecteur, aspirant inspecteur principal, inspecteur principal, aspirant commissaire, commissaire et commissaire divisionnaire de police. Ces grades sont distincts du cadre CALog, qui est classé par niveaux de diplôme A à D.
Comment reconnaître les policiers en civil ?
Les policiers en civil appartiennent au cadre opérationnel et exercent leurs missions sans uniforme. Ils se distinguent du public par un brassard d’intervention orange portant le logo des services de police. Ils portent également une carte de service au format bancaire avec leur identité, leur qualité de policier et leur photo. Il ne faut pas les confondre avec les membres du CALog, qui sont des civils non-policiers et ne portent ni uniforme, ni brassard.
Qu’est-ce que la police judiciaire en Belgique ?
La police judiciaire désigne les missions d’enquête pénale exercées par les fonctionnaires de police du cadre opérationnel sous l’autorité du procureur du Roi. Avant la réforme de 2002, elle constituait un corps distinct. Aujourd’hui, les membres du cadre opérationnel ont la qualité d’officier de police judiciaire auxiliaire. Le CALog, lui, n’a aucune compétence judiciaire.
Sources
- Fonctions en tant que civil (CALog) – jobpol.be
- Une carrière civile à la police ? – police.be
- Fiche métier : Fonctions administratives, d’appui et logistiques – metiers.siep.be
- Calog – politie.be
- Echelles de traitement – ssgpi.be
- Devenez polbrusien ! – polbru.be
- Entrer dans la police en Belgique – bruxelles-j.be
Quiz d'entraînement, annales et guides pour chaque épreuve de sélection.



