L'uniforme de la police belge va changer pour la première fois en près de 25 ans. Présenté officiellement le 31 mai 2024 à Etterbeek par la ministre Annelies Verlinden, le nouveau modèle bleu foncé et jaune fluorescent doit remplacer l'uniforme actuel jugé démodé et peu lisible. Le calendrier vise une généralisation fin 2026, début 2027 pour environ 50 000 policiers, sous réserve de l'aboutissement de l'appel d'offres européen et des arbitrages budgétaires en cours.
Cet article fait le point sur l'uniforme actuel, le projet de renouvellement, la phase de test en cours dans 13 zones de police, le marquage Battenburg appliqué aux véhicules, ainsi que les règles légales encadrant le port de la tenue.
L'uniforme actuel de la police belge : codes visuels et identification
L'uniforme de la police belge est très codifié et chaque détail compte. Tout commence par le logo, identique sur tout le territoire : une main enfermée dans un cercle, symbole d'intégration et d'harmonie entre les citoyens et les policiers.
Juste sous le logo, la mention varie selon la région linguistique : « Police » en Wallonie, « Politie » en Flandre et « Polizei » dans les cantons germanophones.
Les couleurs distinguent ensuite les deux niveaux de la Police Intégrée. L'ocre identifie les policiers fédéraux, le bleu clair signale la police locale. Ces touches se retrouvent sur les nominettes et sur les véhicules de service.
Les grades complètent l'identification. Ils sont positionnés à hauteur de poitrine, parfois sur les épaulettes, en argenté ou doré selon la position hiérarchique.
Pour les agents en mission civile, un brassard orange portant le logo de la police permet une identification rapide auprès de la population.

Pourquoi la Belgique change-t-elle son uniforme de police ?
L'uniforme actuel date de 2001, soit près de 25 ans d'usage au moment de la présentation des prototypes. Pour le commissaire divisionnaire Nicholas Paelinck, chef de corps de la zone Westkust et président de la Commission Permanente de la Police Locale, le constat est sans appel.
Les uniformes actuels ont 25 ans, ils n'inspirent pas le respect, j'appelle ça des « costumes de fanfare ». Nous avons vraiment besoin de matériel neuf, car la situation actuelle tourne à la cacophonie. L'uniforme actuel est si vieux, si défaillant, que certains corps de police ont pris en la matière des initiatives, au détriment de l'uniformité.
Le problème n'est pas seulement esthétique. Il existe aujourd'hui une dizaine de pièces d'uniforme différentes en circulation, ce qui complique l'identification des policiers par les citoyens dans la rue. Cette fragmentation visuelle nuit à la reconnaissance immédiate des forces de l'ordre.
La ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden a inscrit la révision de l'uniforme dans sa déclaration de politique générale en 2021. Un comité de pilotage co-présidé par la Police Locale et la Police Fédérale a été mis en place pour piloter le projet, conçu de manière globale pour englober toutes les pièces d'équipement portées par le personnel.
Selon la communication officielle de la Police Fédérale, plusieurs milliers de membres du personnel ont été impliqués dans la réflexion et ont répondu à un sondage sur les orientations proposées. Le projet repose sur quatre axes principaux : identité visuelle, fonctionnalité, bien-être et sécurité, et développement durable.
Le nouvel uniforme : bleu foncé, jaune fluorescent et système de couches
Le 31 mai 2024, les premiers prototypes ont été présentés dans les casernes d'Etterbeek en présence de la ministre Verlinden et des représentants de la Police Intégrée. Le constat visuel est net : fini le bleu clair et l'orange, place au bleu foncé et au jaune fluorescent. L'orange disparaît complètement.
Ce choix vise une meilleure visibilité de jour comme de nuit. Selon Bernard De Maertelaere, chef de corps de la zone de police de Wavre, le passage au jaune fluorescent combiné aux nouveaux véhicules crée une identité visuelle cohérente.
Au-delà des couleurs, le nouvel uniforme repose sur un système dynamique de couches. La Police Fédérale détaille la composition : couche thermique, couche confort, couche thermique supérieure, couche supérieure coupe-vent, couche supérieure imperméable et couche balistique. L'agent peut ainsi adapter sa tenue aux conditions de terrain sans changer d'uniforme complet.
Dans cette première phase du projet, seuls la tenue de base et le couvre-chef sont révisés. Ce sont les éléments les plus largement distribués et accessibles à tous les fonctionnaires de police. Les autres pièces suivront.
Le confort est mis en avant comme une amélioration concrète. Selon Nicholas Paelinck, le nouvel uniforme est plus convivial, plus moderne et offre plus de confort, notamment pour les policières.
Pour la ministre Verlinden, l'objectif dépasse la simple modernisation.
Il est important que les policiers puissent être reconnus par les habitants. Cela contribue à la confiance entre les citoyens et la police. C'est un sujet sur lequel nous travaillons, y compris via ce nouvel uniforme.

Le marquage Battenburg : la nouvelle identité visuelle des véhicules
Le renouvellement ne s'arrête pas aux uniformes. Les véhicules de la police belge vont adopter le marquage Battenburg, un damier de haute visibilité qui alterne des rectangles de couleurs très contrastées.
Né en Grande-Bretagne dans les années 90, ce striping est déjà utilisé par plusieurs services de police européens, notamment britanniques, suédois et suisses. Selon la Police Fédérale, le marquage est rétro-réfléchissant, ce qui augmente la visibilité nocturne en complément du contraste diurne.
Trois niveaux de marquage Battenburg ont été définis selon le type de mission et le niveau de visibilité nécessaire. Cette modularité permet d'adapter la signalétique des véhicules aux missions confiées, de la patrouille de quartier aux interventions à forte exposition.
Ce nouveau standard s'inscrit dans une harmonisation européenne des véhicules de secours. La police belge optera pour le jaune et le bleu, les pompiers pour le jaune et le rouge, les ambulances pour le jaune et le vert, et la protection civile pour des triangles bleu foncé et orange. Cette démarche s'inscrit dans une volonté d'harmonisation européenne des services de secours.

La phase de test : 13 zones de police sur le terrain
Treize zones de police participent à la phase de test du nouvel uniforme, dont quatre en Wallonie selon Matélé. La zone d'Anvers a porté une part importante des travaux préparatoires en amont, en passant notamment le marché public d'échantillonnage.
La zone de police de Wavre, seule zone testeuse en Brabant wallon, a démarré son test le 28 juillet pour une période d'un peu plus de deux mois, jusqu'à la mi-octobre. Selon Matélé, la phase de test du programme s'étend sur trois mois pour la zone Lesse et Lhomme. Durant cette phase, les agents wavriens évaluent huit kits d'essayage provenant de différents fournisseurs, ce qui permet de comparer matériaux, coupes et finitions.
Plusieurs points sont sous observation. Le placement des grades sur les épaules plutôt qu'à la poitrine est l'un des changements à valider, notamment sa compatibilité avec le port du gilet pare-balles. Le chef de corps de Wavre l'a résumé ainsi : « C'est à eux de donner leur sentiment sur ce nouvel uniforme. »
Dans la zone Lesse et Lhomme, une dizaine d'agents se sont portés volontaires pour tester vestes, polos, chemises et calots. Romain Degée, agent de quartier, fait partie de ces testeurs convaincus.
On est déjà beaucoup plus visibles de loin pendant une intervention. Ça a l'air mieux que l'ancien. Maintenant, il y a des trucs auxquels on n'est pas encore habitués. Les grades sont sur l'épaule et plus sur la poitrine, c'est des détails, mais on avait nos repères. C'est une nouvelle habitude à prendre.
Arnaud Capelle, commissaire de police dans la même zone, met en avant la dimension participative du dispositif. Le processus de test doit permettre aux zones engagées de peser sur les décisions finales en se prononçant sur le confort, l'esthétique et les matières.
Calendrier et logistique : un déploiement attendu fin 2026, début 2027
Le calendrier annoncé par la Police Fédérale vise une distribution générale fin 2026, début 2027. Cette fourchette correspond à la déclaration de Nicholas Paelinck lors de la présentation du 31 mai 2024.
Nous espérons obtenir l'uniforme de base fin 2026, début 2027. Renouveler l'uniforme de 50 000 policiers est une opération logistique de grande envergure.
Avant cette distribution, plusieurs étapes restent à franchir. Il faut produire et valider des uniformes d'essai, mener un appel d'offres européen et couler les choix dans des textes juridiques. Chaque étape allonge mécaniquement le délai entre la décision politique et la livraison aux zones.
L'échelle de l'opération explique cette prudence. Habiller 50 000 policiers répartis dans toutes les zones du pays implique de produire des dizaines de milliers de pièces, de coordonner les tailles et les profils d'agents, et d'assurer une distribution simultanée pour préserver l'uniformité visuelle.
Le tableau s'est cependant complexifié en 2025. Selon Daardaar, le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin (MR) a remis en cause le dossier en octobre 2025, estimant avoir hérité d'un cadre juridique et budgétaire pour le moins fragile, et a commandé une nouvelle analyse fonctionnelle et budgétaire. Il considère qu'aucune base légale ne permet à ce stade de mener le dossier à bien. Selon Matélé, une date conditionnelle de généralisation au 1er janvier 2027 est aussi évoquée, si le test s'avère concluant.
La controverse linguistique : un test estampillé « Politie »
La phase de test a fait surgir une difficulté inattendue. Les uniformes distribués pour essai ne portent que l'inscription « Politie » en néerlandais, sans équivalent français ou allemand.
Marjorie Higuera Y Vidal, cheffe de corps de la zone de police Lesse et Lhomme, en a expliqué la raison.
Vous verrez sur ces nouveaux uniformes que c'est marqué « politie ». Pourquoi ? Parce que le marché a été fait par la zone de police d'Anvers. Ce sont des échantillons réalisés pour cette zone, mais à destination de toutes les autres. La version définitive portera bien sûr l'inscription « police ».
Plusieurs chefs de corps de zones francophones ont refusé de sortir ces uniformes de leur emballage, considérant qu'ils posaient des problèmes purement juridiques liés à leur utilisation. Le ministre Quintin a publiquement insisté sur la nécessité de respecter la législation linguistique en vigueur dans la version testée.
J'ai insisté lourdement, et c'est un euphémisme, pour adapter les uniformes testés de manière à respecter la législation linguistique en vigueur.
Le député PS Éric Thiébaut a souligné la dimension politique de l'incident, notant que les zones de police flamandes équipées d'uniformes portant uniquement la mention « Police » en français auraient provoqué un tollé symétrique.
Le débat budgétaire : un projet en suspens
Au-delà de la question linguistique, c'est le coût qui cristallise les tensions. Le ministre Quintin doit également achever d'ici 2027 la fusion des zones de police bruxelloises, opération qui coûtera à elle seule plusieurs dizaines de millions d'euros. Dans ce contexte, l'investissement dans de nouveaux uniformes interroge.
Le syndicat policier ACV a formulé une critique frontale.
On rogne sur tout, au point que les coupes budgétaires privent certains services de véhicules de police. Dans une telle situation, est-il vraiment justifié d'investir dans de nouveaux uniformes ? D'autant que la dépense est loin d'être modeste.
Selon Daardaar, une partie des critiques en Belgique francophone perçoit aussi les nouvelles couleurs, jaune et bleu marine foncé, comme trop proches du jaune et noir, couleurs officielles de la Flandre. Le cabinet Quintin a rejeté cette lecture en affirmant que « le débat est budgétaire ».
Nicholas Paelinck défend pour sa part la nécessité du renouvellement, tout en reconnaissant la possibilité d'ajustements sur les coloris. Il évoque la possibilité d'éclaircir le bleu de certains uniformes témoins exposés à Bruxelles, signe que le projet conserve une marge de calibrage avant son industrialisation.

Identifier un vrai policier pendant la phase de transition
La cohabitation d'un uniforme officiel et d'un uniforme expérimental pose une question pratique : comment savoir si l'on a affaire à un vrai policier ?
La règle essentielle est claire. Selon Bernard De Maertelaere, chef de corps à Wavre, tout policier doit pouvoir présenter sa carte de légitimation, en uniforme ou non.
De manière générale, toutes les personnes qui se font contrôler par un policier peuvent demander à voir la carte de légitimation du policier qui se présente, qu'il soit en uniforme ou pas. Un policier qui n'est pas en uniforme conforme à l'arrêté royal doit présenter sa carte de légitimation, d'office.
Pendant la phase de test, plusieurs garde-fous s'ajoutent. Les agents testeurs continuent de porter leur brassard actuel, toujours de couleur orange. Ils sont systématiquement accompagnés d'un collègue en uniforme officiel, ce qui limite le risque de confusion avec d'éventuels imposteurs.
Les zones concernées ont par ailleurs choisi de communiquer activement auprès de la population. Marjorie Higuera Y Vidal, cheffe de corps de Lesse et Lhomme, le résume sans détour : il ne s'agit pas de faux policiers, mais bien d'agents en mission, identifiables par leur brassard ou leur carte de légitimation.
Port de l'uniforme : ce que dit la loi
La législation belge encadre strictement le port de l'uniforme policier. Selon la Police Fédérale, une personne non habilitée ne peut porter un uniforme officiel, même sans intention de se faire passer pour un policier. Cette interdiction couvre aussi les faux uniformes et tout vêtement portant le logo de la police, un marquage spécifique ou les mentions « police », « politie » ou « polizei ». Le gilet pare-balles marqué « police » est concerné au même titre que la tenue de base.
Les infractions sont passibles d'une amende de 200 à 1 000 euros.
Le port d'un faux uniforme est punissable lorsque trois conditions sont réunies : il est porté à des fins trompeuses ou malveillantes ; il s'agit d'une imitation, réplique ou copie plus ou moins fidèle de l'uniforme policier ; et il porte le logo de la police, le striping ou la mention « police » dans l'une des langues nationales.
Le carnaval, le théâtre et les œuvres artistiques bénéficient d'exceptions, à condition que l'intention ne soit ni trompeuse ni malveillante. Pour les déguisements, mieux vaut s'écarter clairement de l'original par les couleurs ou des détails exagérés. Pour un tournage utilisant un vrai uniforme, l'autorisation doit être demandée au chef de corps de la zone concernée ou au commissaire général de la Police Fédérale, conformément à la circulaire ministérielle GPI 65 du 27 février 2009.
Les policiers eux-mêmes ne peuvent pas porter leur uniforme dans toutes les situations. La circulaire GPI 65 interdit son usage lors d'activités politiques personnelles, d'autres activités professionnelles, d'une comparution comme suspect, témoin ou partie devant les tribunaux, pour obtenir un avantage, en cas de participation à des manifestations ou à des actions de grève, et après avoir définitivement quitté la Police Intégrée. La circulaire ministérielle GPI 51 du 13 septembre 2006 régit quant à elle le traitement du matériel policier mis hors service.
Les contrefaçons : un risque concret pour la sécurité publique
Le succès médiatique du nouvel uniforme a aussi ses revers. Selon RTL Info, qui reprend une information de Het Nieuwsblad, un polo contrefait du nouvel uniforme a été mis en vente sur AliExpress en octobre 2024 au prix de 9,39 euros. Le produit a depuis été retiré à la demande de la police fédérale, et un avocat a été mandaté pour examiner les recours juridiques.
Le risque est double, selon les sources policières citées par RTL. D'un côté, certains agents qui attendent longtemps un nouvel uniforme à leur taille pourraient être tentés par des versions pirates. De l'autre, et c'est le danger principal, des personnes mal intentionnées pourraient se procurer ces vêtements pour usurper l'identité de policiers et abuser de victimes.
La parade est rappelée par la Police Fédérale : l'uniforme ne fait pas tout. Un agent doit toujours pouvoir présenter sa carte de policier. C'est ce document, et non la tenue, qui authentifie un contrôle.
La Police Intégrée : deux niveaux, une identité commune
Comprendre l'uniforme exige de comprendre la structure qu'il habille. La Police Intégrée belge se compose de deux niveaux. La Police Locale assure les sept fonctionnalités de base sur le territoire de sa zone. La Police Fédérale prend en charge les fonctions spécialisées et intervient en soutien quand une mission dépasse l'échelle locale.
Les deux structures travaillent en étroite collaboration et partagent les mêmes valeurs et éléments d'identification. Les touches de bleu clair (locale) et d'ocre (fédérale) sur les uniformes et véhicules permettent de différencier rapidement le niveau d'intervention.
La Police Fédérale est dirigée par le commissaire général Eric Snoeck, sous l'autorité des ministres de l'Intérieur et de la Justice. Lors de la présentation du nouvel uniforme, il a inscrit le projet dans une logique d'interaction renforcée avec le citoyen.
Ces premiers éléments de la future identité visuelle de la police dévoilés aujourd'hui constituent un élément important de l'interaction entre la police et le citoyen.
Le renouvellement de l'uniforme s'inscrit donc dans une ambition plus large : doter la Police Intégrée d'outils visuels capables de soutenir sa mission au quotidien.

Foire aux questions
Quelle est la tenue actuelle de la police belge ?
La tenue actuelle se compose d'un uniforme bleu clair pour la police locale et ocre pour la police fédérale, frappé du logo commun (une main dans un cercle) et de la mention « Police », « Politie » ou « Polizei » selon la région. Les grades figurent sur la poitrine ou les épaulettes, en argenté ou doré. Un renouvellement complet vers le bleu foncé et le jaune fluorescent est en cours.
Quelles sont les nouvelles tenues de la police belge ?
Les nouveaux uniformes, présentés officiellement le 31 mai 2024, associent bleu foncé et jaune fluorescent. L'orange disparaît complètement. Ils reposent sur un système de couches (thermique, coupe-vent, imperméable, balistique) pensé pour le confort et la visibilité de jour comme de nuit. Leur distribution générale à environ 50 000 policiers est prévue fin 2026, début 2027, sous réserve des résultats du test et de l'appel d'offres européen.
Comment identifier un policier belge ?
Un policier belge s'identifie par le logo de la main dans un cercle, la mention « Police », « Politie » ou « Polizei » selon la région, et les couleurs de son uniforme (bleu clair pour la police locale, ocre pour la fédérale). En civil, il porte un brassard orange marqué du logo. Pendant la phase de test du nouvel uniforme, il doit également présenter sa carte de légitimation, qu'il est tenu de montrer à la demande.
Quelle est la nouvelle couleur des véhicules de police belge ?
Les véhicules de la police belge adoptent le marquage Battenburg, un damier de haute visibilité alternant rectangles jaunes et bleus, déjà utilisé par les polices britannique, suédoise et suisse. Le marquage est rétro-réfléchissant pour une bonne visibilité nocturne et se décline en trois niveaux selon le type de mission.
Que signifie le logo de la police belge ?
Le logo représente une main enfermée dans un cercle. Il symbolise l'intégration et l'harmonie entre les citoyens et les policiers. Identique dans toutes les régions du pays, il figure sur les uniformes, les véhicules et les équipements officiels de l'ensemble de la Police Intégrée.
Quelle est la réforme en cours sur l'uniforme de la police belge ?
La réforme a été lancée par la ministre Annelies Verlinden, qui l'a inscrite dans sa déclaration de politique générale en 2021. Elle vise à remplacer l'uniforme actuel (en service depuis 2001) par un modèle bleu foncé et jaune, accompagné du marquage Battenburg pour les véhicules. En octobre 2025, le ministre Bernard Quintin a commandé une analyse budgétaire et juridique, soulevant des incertitudes sur le calendrier.
Comment sont les véhicules de la Police Fédérale belge ?
Les véhicules de la Police Fédérale arborent aujourd'hui des touches d'ocre, couleur du niveau fédéral. La réforme visuelle introduit progressivement le marquage Battenburg en damier jaune et bleu, rétro-réfléchissant et décliné en trois niveaux selon la mission. Le passage s'inscrit dans une harmonisation européenne des véhicules de secours.
Est-il légal de porter un uniforme de police belge ?
Non. Une personne non habilitée ne peut porter un uniforme officiel, un faux uniforme, ou tout vêtement marqué du logo, du striping ou des mentions « police », « politie » ou « polizei ». Les infractions sont passibles d'une amende de 200 à 1 000 euros. Des exceptions existent pour le carnaval, le théâtre ou un tournage autorisé, à condition que l'imitation ne soit pas trompeuse.
Sources
Quiz d'entraînement, annales et guides pour chaque épreuve de sélection.



