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Computer Crime Unit Belgique : missions, structure et recrutement

Tout sur la Computer Crime Unit en Belgique : missions de la FCCU et des RCCU, métier de cyber enquêteur, formation de 14 mois et démarches de signalement.

Cyber enquêteur analysant des données de cybercriminalité sur plusieurs écrans informatiques

La Computer Crime Unit, ou CCU, est l’unité de la Police Judiciaire Fédérale belge chargée de la lutte contre la criminalité informatique. Elle enquête sur le piratage, les ransomware, les fraudes en ligne, le sabotage informatique et appuie les autres services dans la détection des traces numériques. Selon les informations institutionnelles publiées, ses équipes auditionnent des cybercriminels, font du hacking éthique et interceptent des messages cryptés.

Cet article fait le point sur ce qu’est concrètement la CCU, comment elle s’organise entre niveau fédéral et niveau régional, quels types de criminalité elle traite, comment la rejoindre, et comment signaler un cybercrime en Belgique.

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Qu’est-ce que la Computer Crime Unit (CCU) en Belgique ?

La CCU est une unité spécialisée de la Police Judiciaire Fédérale belge. Sa mission tient en deux volets : enquêter sur la criminalité informatique et fournir un appui technique aux autres services de police pour détecter, conserver et exploiter les traces numériques.

Sur le plan institutionnel, les services spécialisés dans l’analyse de systèmes informatiques et de télécommunication sont organisés à deux niveaux. La Federal Computer Crime Unit (FCCU) agit au niveau national, au sein de la Direction centrale de la lutte contre la criminalité grave et organisée. Les CCU régionales, appelées RCCU, sont implantées dans chaque arrondissement judiciaire et placées sous la direction des directeurs judiciaires.

Cette architecture vise un objectif simple : assurer une assistance efficiente et opportune aux services compétents dans le cadre de dossiers judiciaires, avec une qualité procédurale et technique irréprochable couvrant le territoire belge dans son entièreté. Concrètement, qu’il s’agisse de fraudes locales ou d’enquêtes d’envergure nationale, un maillage territorial existe pour traiter le dossier au bon niveau.

Des agents de l'unité cyber analysent une carte mondiale en salle d'opérations devant des postes informatiques.

La Federal Computer Crime Unit (FCCU) : mission et organisation interne

La mission de la FCCU est la lutte contre la criminalité ICT (Information and Communication Technology). Il s’agit à la fois de protéger le citoyen des nouvelles formes de criminalité dans la société virtuelle et de soutenir la lutte contre d’autres phénomènes criminels grâce à des enquêtes spécialisées dans des environnements informatiques. La pédophilie sur Internet, les fraudes Internet (ventes frauduleuses en ligne) et la fraude télécom relèvent de ses compétences.

Selon les informations institutionnelles publiées par la Police Fédérale, la FCCU est composée de 3 sections aux rôles distincts.

La section Gestion est chargée du conseil dans toute matière liée à la recherche en milieu ICT, de la détermination des méthodes et des standards, de l’achat de matériel spécifique et de la formation des équipes. C’est, en quelque sorte, le centre de doctrine et de moyens de la FCCU.

La section Opérations fournit l’appui spécialisé aux services de recherche opérationnels centraux et aux Regional Computer Crime Units. Elle intervient sur les systèmes ICT dans le cadre de la criminalité dite « traditionnelle » et assiste les RCCU dans le traitement des dossiers de criminalité informatique et de fraude aux télécommunications.

La section Intelligence s’occupe de la gestion de l’information et de la création d’images concernant la criminalité informatique. C’est elle qui structure la connaissance des phénomènes pour orienter les enquêtes.

Les Regional Computer Crime Units (RCCU) : le maillage territorial

Les RCCU sont l’échelon de proximité de la lutte contre la cybercriminalité. Elles se portent au minimum garantes de la qualité des analyses ICT légales sur les PC, les autres supports de données et les petits réseaux. Concrètement, ce sont elles qui recherchent les traces de criminalité sur Internet dans leur arrondissement et qui identifient les auteurs.

Pour les analyses plus lourdes, le relais est clair : l’analyse ICT légale de réseaux plus grands, de systèmes informatiques centraux ou d’appareils spéciaux, ainsi que les analyses approfondies en matière de criminalité ICT, peuvent être confiées à la FCCU au niveau national. Le fonctionnement même de la FCCU est, dans une large mesure, déterminé par la situation des RCCU et les interactions avec celles-ci.

Côté procédure, le traitement des dénonciations suit une logique précise. Si une infraction pénale pour laquelle la Belgique est compétente est constatée, un procès-verbal initial est établi à destination du Parquet compétent. Si l’infraction relève d’une autorité judiciaire étrangère, le service compétent étranger en est informé par la voie d’Interpol. Si l’information reçue concerne un phénomène déjà identifié (par exemple les stupéfiants) ou une enquête pénale déjà en cours, elle est transmise au service belge compétent. Pour les infractions administratives relevant d’une autorité belge, c’est cette autorité qui est informée.

Les types de cybercriminalité traités par la CCU

La cybercriminalité est souvent réduite, dans la perception du grand public, aux arnaques sentimentales et aux escroqueries en ligne. Le périmètre réel de la CCU est beaucoup plus large.

Selon Christophe, Commissaire au sein de la Police Judiciaire Fédérale d’Anvers : « La plupart des gens pensent rapidement aux escroqueries et autres abus de confiance dans les rencontres en ligne. L’informatique peut bien entendu être utilisée pour escroquer quelqu’un, mais cela n’est pas en soi de la cybercriminalité. Non, nous enquêtons plutôt sur les ransomware, les crypto-téléphones ou le hacking par exemple. »

Les ransomware sont des logiciels qui bloquent l’accès à un ordinateur ou à ses fichiers et exigent le paiement d’une rançon pour rétablir l’accès. Les crypto-téléphones, comme ceux de SKY ECC, sont des appareils cryptés que les criminels utilisent afin de rester sous les radars des autorités. Le hacking au sens large complète ce cœur de cible technique, aux côtés des dossiers plus classiques de fraude, sabotage et escroquerie sur Internet.

Au niveau fédéral, la FCCU traite également la pédophilie sur Internet et la fraude télécom. Le volume comme la sophistication de ces dossiers expliquent que l’unité ait connu une forte montée en puissance ces dernières années : selon une enquête de presse publiée en mars 2017, l’effectif de la Computer Crime Unit aurait doublé en l’espace d’une année, sur la période 2016-2017.

Un policier scelle un smartphone dans un sachet de preuves numériques pour une analyse informatique forensique.

Le métier de cyber enquêteur à la CCU : missions au quotidien

Le titre exact du poste est Inspecteur principal avec spécialisation particulière (INPP SP) ICT. C’est un emploi opérationnel, ou « emploi en uniforme ». L’uniforme est requis pendant la formation, mais sur le terrain seul le brassard est nécessaire lors des opérations.

Le cyber enquêteur mène ses propres enquêtes, mais joue surtout un rôle déterminant sur les aspects techniques d’une affaire. Christophe le résume ainsi : « Nous entrons en action dès qu’il s’agit d’informatique au sens large, par exemple pour extraire les informations d’un ordinateur ou d’un smartphone. Nous investiguons en plus les différents systèmes informatiques trouvés lors de perquisitions. Tout le monde a en tête les sticks USB par exemple mais ces types de supports prennent aujourd’hui de multiples formes. »

Trois grands axes structurent le quotidien. D’abord, l’extraction de données et l’analyse forensique sur ordinateurs, smartphones et supports numériques de toute nature. Ensuite, la participation aux perquisitions informatiques, où l’expertise technique conditionne la qualité des preuves saisies. Enfin, la présence aux auditions touchant à la cybercriminalité, parce que les enquêteurs doivent disposer des mêmes connaissances techniques que le suspect pour mener un interrogatoire efficace.

Comme le souligne le Commissaire divisionnaire Koen Van Overtveldt, directeur général de la gestion des ressources et de l’information : « Le travail des profils spécialisés en IT à la police est particulièrement stimulant et extraordinaire, au sens propre du terme. Un travail très valorisant pour les cyber enquêteurs, qui poussent les criminels à bout de nerfs. »

Conditions d’admission pour rejoindre la CCU

Pour postuler comme cyber enquêteur à la CCU, plusieurs conditions doivent être réunies en parallèle.

Un diplôme informatique est exigé. La liste officielle comprend les baccalauréats en informatique de gestion, en informatique et systèmes (finalités informatique industrielle, réseaux et télécommunications, technologie de l’informatique, gestion technique des bâtiments et domotique, automatique), le baccalauréat ou master en sciences informatiques, le master en ingénieur civil en informatique, le master en ingénieur civil en informatique de gestion ou le master en électronique. D’autres diplômes (bachelier ou master) peuvent être acceptés après analyse au cas par cas, à condition de comporter au minimum 90 heures de cours dans les domaines informatiques listés (informatique, sciences informatiques, architecture informatique, architecture des ordinateurs, informatique de gestion).

Côté conditions générales, il faut posséder la nationalité belge, avoir au moins 17 ans au moment de la candidature et 18 ans au moment de l’engagement, pouvoir fournir un extrait du casier judiciaire (modèle 595) de moins de trois mois, être titulaire d’un diplôme au moins équivalent au niveau B des administrations fédérales, détenir le permis B, jouir des droits civils et politiques, et ne pas être sous une interdiction de port d’armes. La candidature peut être déposée dès l’avant-dernière année d’études.

Plusieurs règles d’éligibilité encadrent les tentatives. Depuis le 14 septembre 2021, un candidat ne peut pas avoir échoué plus de 5 fois à la procédure de sélection pour le même cadre. Le troisième échec à l’épreuve de sélection doit dater de plus de six ans pour qu’une nouvelle candidature soit possible. Les demandes introduites huit mois après la notification d’un échec précédent peuvent être acceptées par la commission de délibération pour la 2ᵉ, 3ᵉ et 5ᵉ tentative.

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Procédure de sélection en trois phases

La sélection des futurs cyber enquêteurs comprend 3 phases distinctes.

La Phase 1 est la sélection générique, commune à tous les profils policiers, et se compose de 7 éléments : le test cognitif, l’épreuve sportive, l’épreuve de connaissances, l’épreuve de personnalité, l’épreuve médicale, la commission de délibération et la commission de moralité.

L’épreuve d’aptitudes cognitives dure une demi-journée, en principe le même jour que le parcours fonctionnel. Elle comprend trois sous-tests : raisonnement abstrait, raisonnement numérique et raisonnement verbal. Le raisonnement abstrait mesure la capacité à fonctionner de manière logique en utilisant des informations nouvelles.

L’épreuve sportive obéit à un calendrier précis. Un candidat peut se représenter 2 mois après un premier échec et demander un repêchage jusqu’à 12 mois après l’échec initial. En cas de deuxième échec, la procédure prend fin et le candidat doit attendre 1 an avant de se réinscrire.

L’épreuve de personnalité s’appuie sur la méthode STAR, une technique axée sur le comportement. Le candidat est invité à analyser des situations spécifiques vécues dans le passé (travail, études, loisirs) en détaillant les circonstances, les actions entreprises et les résultats obtenus. Les compétences évaluées couvrent la gestion de l’information (analyser une problématique dans ses causes et effets), la résolution de problèmes, la direction de personnes et la coopération en interne.

La Phase 2 correspond à l’intégration du candidat sélectionné à la réserve de recrutement. La Phase 3 est la sélection finale par la zone ou le service compétent, suivie de la formation de base.

Recrues policières en formation à l'ANPA écoutant les conseils d'un instructeur dans une salle informatique.

La formation de 14 mois à l’Académie Nationale de Police (ANPA)

La formation pour devenir cyber enquêteur dure 14 mois et se déroule à l’Académie Nationale de Police (ANPA), caserne Géruzet, à Etterbeek. Selon le calendrier institutionnel publié, les prochaines sessions débuteront en octobre 2026, mars 2027 et octobre 2027.

Les horaires sont structurés : de 07h35 à 16h15, avec une pause d’une heure à midi. La majorité des cours sont dispensés en présentiel à l’ANPA. Toute la formation est rémunérée dès le premier jour, comme pour n’importe quel salarié.

Le contenu se répartit en cinq volets théoriques et pratiques, complétés par des stages opérationnels.

Volet Intitulé Volume horaire
I Compétences de base 788 heures
II Informatique 166 heures
III Qualité d’officier de police judiciaire 160 heures
IV Techniques et tactiques d’intervention 180 heures
V Enquêteur 175 heures
Stages 4 stages opérationnels 418 heures (11 semaines min.)

Le Volet I, le plus volumineux, pose les fondamentaux du métier policier. Les volets suivants ciblent la spécialisation : compétences techniques en informatique, qualité d��officier de police judiciaire (OPJ), techniques d’intervention sur le terrain et savoir-faire propres au métier d’enquêteur. Les quatre stages opérationnels représentent au minimum 11 semaines, soit 418 heures, et permettent de confronter la théorie au réel.

Rémunération et avantages sociaux du cyber enquêteur

La grille salariale précise de l’INPP SP ICT n’est pas publiée en détail dans les sources institutionnelles consultées. Pour le montant exact, il est recommandé de consulter directement les ressources officielles de recrutement. Ce qui est documenté, en revanche, ce sont les avantages associés au statut.

La formation de 14 mois est intégralement rémunérée. La prise en charge des transports publics par l’employeur est de 100 %, et les trajets en train sont également couverts à 100 %. Le cyber enquêteur dispose de 32 jours de congé par an, d’un accès à des formations gratuites et de services médicaux gratuits.

L’évolution de carrière est balisée. Après 3 années d’ancienneté, les inspecteurs principaux (avec ou sans spécialisation) peuvent participer aux épreuves de promotion interne du cadre moyen et viser le grade de commissaire.

Profil de compétences recherché

Au-delà du diplôme technique, la CCU recherche des profils précis. Christophe le formule sans détour : « Les personnes qui disposent de connaissances techniques et qui veulent mettre leurs compétences au service d’une société meilleure sont les bienvenues. Chez nous, vous ressentez immédiatement l’impact de votre travail. »

Les compétences évaluées en sélection couvrent plusieurs registres. En gestion de l’information, le candidat doit savoir analyser une problématique dans ses causes et ses effets, en distinguant l’essentiel de l’accessoire. En gestion des tâches, il doit pouvoir résoudre des problèmes, faire face à des situations inattendues et agir de sa propre initiative. En gestion des personnes, donner des instructions claires et ajuster les prestations en fonction des objectifs. En gestion interpersonnelle, créer et promouvoir l’esprit d’équipe.

Côté traits personnels, le profil idéal est résistant au stress, responsable et autonome, aime aller au fond des choses et cherche un emploi d’avenir. Un bachelier ou un master à orientation technologique ou ICT est exigé, quel que soit le niveau d’expérience.

Main touchant un cadenas numérique et un bouclier pour la cybersécurité et la protection des données.

Comment signaler un cybercrime en Belgique

Pour signaler un fait de cybercriminalité en Belgique, plusieurs canaux coexistent. Le point d’entrée le plus naturel reste la zone de police locale, qui oriente ensuite le dossier vers le service compétent. Pour les faits ancrés dans un territoire (piratage, fraude en ligne, sabotage informatique), c’est la RCCU de l’arrondissement judiciaire concerné qui prend le relais. Pour les infractions touchant aux infrastructures sensibles ou de portée nationale, la FCCU intervient au sein de la Direction centrale de la lutte contre la criminalité grave et organisée.

La procédure suivie par la FCCU sur les dénonciations reçues est cadrée. Si une infraction pénale pour laquelle la Belgique est compétente est constatée, un procès-verbal initial est rédigé à destination du Parquet compétent. Si une autorité judiciaire étrangère est compétente, le service compétent étranger est informé via Interpol. Si l’information se rattache à un phénomène ou à une enquête en cours, elle est communiquée au service belge compétent. Pour les infractions administratives, l’autorité belge compétente est informée.

Avant de déposer plainte, conservez toutes les preuves numériques utiles : captures d’écran, logs, e-mails suspects, numéros de transaction. Plus la matière transmise aux enquêteurs est complète, plus l’extraction de données et l’analyse forensique pourront aboutir.

Impact sociétal et opérations emblématiques

Le travail de la CCU a un impact direct sur le paysage cybercriminel belge. Christophe le résume : « Chez nous vous aurez un impact considérable sur le paysage cybercriminel. »

L’opération SKY ECC est citée comme exemple d’envergure. D’après la communication de recrutement institutionnelle, elle aurait débouché sur l’interception d’environ un milliard de messages cryptés dans le milieu de la drogue. Ce chiffre, repris dans la communication de recrutement de la Police Fédérale, donne une idée de l’ordre de grandeur des dossiers que peut traiter la CCU, même s’il provient d’une seule source institutionnelle à vocation promotionnelle.

Plus largement, le nombre de victimes de cybercriminels, citoyens comme entreprises, augmente chaque jour. C’est précisément ce qui explique la dynamique de recrutement actuelle, dans un contexte où l’effectif de l’unité aurait significativement progressé sur la période 2016-2017 selon les chiffres rapportés par la presse régionale. La criminalité numérique n’est plus un phénomène marginal : c’est un champ d’enquête en expansion permanente.

Expert en gants bleus manipulant un disque dur ouvert et un sac à preuves pour une investigation numérique forensique.

Foire aux questions

Qui contacter en cas de cybercriminalité en Belgique ?

Pour des faits locaux (piratage, fraude en ligne, sabotage informatique), c’est la Regional Computer Crime Unit (RCCU) de votre arrondissement judiciaire qui est compétente, généralement via votre zone de police locale. Pour des infractions touchant aux infrastructures sensibles ou de portée nationale, la Federal Computer Crime Unit (FCCU) prend le relais au sein de la Direction centrale de la lutte contre la criminalité grave et organisée.

Comment signaler un cybercrime en Belgique ?

Le réflexe à avoir est de déposer plainte auprès de votre zone de police locale ou directement auprès de la RCCU de votre arrondissement. Si l’infraction relève de la compétence belge, un procès-verbal initial est transmis au Parquet compétent. Si elle relève d’une autorité étrangère, le dossier est transmis via Interpol. Conservez systématiquement les preuves numériques (captures d’écran, e-mails, logs) avant le dépôt de plainte.

Qui contacter en cas de piratage informatique en Belgique ?

En cas de piratage informatique, contactez la CCU la plus proche via votre zone de police locale ou la RCCU de votre arrondissement judiciaire. La CCU est l’unité spécifiquement chargée du hacking, des ransomware, des fraudes informatiques et du sabotage numérique. Préservez vos preuves numériques (captures, logs, e-mails suspects) avant le dépôt de plainte pour maximiser les chances d’aboutir.

Qui contacter en cas de piratage de téléphone en Belgique ?

En cas de piratage de téléphone, vous pouvez contacter la RCCU de votre arrondissement judiciaire ou déposer plainte auprès de votre zone de police locale, qui transmettra le dossier à la CCU compétente. Les experts de la CCU sont précisément spécialisés dans l’extraction de données de smartphones et l’investigation de ces appareils dans le cadre d’enquêtes.

Comment contacter le service de cybercriminalité de la police belge ?

Le service de cybercriminalité belge se compose de la FCCU au niveau national et des RCCU au niveau de chaque arrondissement judiciaire. Le contact se fait via votre zone de police locale, qui oriente votre signalement vers le service compétent.

Quel est le salaire d’un cyber enquêteur à la CCU belge ?

Les sources institutionnelles consultées ne publient pas de montant chiffré pour le salaire d’un cyber enquêteur à la CCU. Ce qui est documenté, c’est que la formation de 14 mois est entièrement rémunérée dès le premier jour. Les avantages incluent 100 % de prise en charge des transports publics et des trajets en train, 32 jours de congé par an, des formations gratuites et des services médicaux gratuits. Pour la grille salariale précise, le mieux est de consulter directement les ressources officielles de recrutement.

Quelles sont les conditions pour rejoindre la Computer Crime Unit belge ?

Il faut posséder la nationalité belge, avoir au moins 17 ans à la candidature (18 ans à l’engagement), et être titulaire d’un diplôme en informatique (bachelier ou master en informatique, sciences informatiques, électronique ou ingénieur civil en informatique). Un diplôme alternatif peut être accepté à condition de comporter au minimum 90 heures de cours dans les matières informatiques listées. Il faut ensuite réussir une procédure de sélection en trois phases comportant des tests cognitifs, sportifs, médicaux et un entretien de personnalité basé sur la méthode STAR.

Quelle est la durée de la formation pour devenir cyber enquêteur ?

La formation pour devenir cyber enquêteur à la Police Judiciaire Fédérale belge dure 14 mois et se déroule à l’Académie Nationale de Police (ANPA) à Etterbeek. Elle alterne théorie et pratique, et se compose de cinq volets (compétences de base, informatique, qualité d’officier de police judiciaire, techniques d’intervention, enquêteur) ainsi que de quatre stages opérationnels d’un minimum de 11 semaines. Les prochaines sessions débutent en octobre 2026, mars 2027 et octobre 2027. La formation est intégralement rémunérée.

Comment s’appelle l’unité spécialisée dans la cybercriminalité de la police belge ?

L’unité spécialisée s’appelle la Computer Crime Unit (CCU). Elle se décline à deux niveaux : la Federal Computer Crime Unit (FCCU) au niveau national, rattachée à la Direction centrale de la lutte contre la criminalité grave et organisée, et les Regional Computer Crime Units (RCCU) présentes dans chaque arrondissement judiciaire sous la direction des directeurs judiciaires.

Sources

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