Accueil › Carrieres › Police judiciaire fédérale en Belgique : missions et organisation

Police judiciaire fédérale en Belgique : missions et organisation

La Police judiciaire fédérale, souvent abrégée PJF, est la branche de la police belge qui s'attaque à la criminalité grave et organisée. Elle agit après l'infraction, sous l'autorité du parquet…

Enquêteurs de la police judiciaire et expert scientifique en pleine investigation criminelle sur une scène de crime.

La Police judiciaire fédérale, souvent abrégée PJF, est la branche de la police belge qui s'attaque à la criminalité grave et organisée. Elle agit après l'infraction, sous l'autorité du parquet ou d'un juge d'instruction, et concentre les compétences les plus pointues du pays en matière d'enquête.

Cet article explique ce qu'est la PJF, comment elle est organisée sur le territoire, quels phénomènes criminels elle traite, comment fonctionne son appui aux polices locales, et à quoi ressemble le métier d'enquêteur en son sein. Il s'appuie exclusivement sur les informations publiées par le portail officiel de la police belge (Jobpol).

Police Belge · Sélection Jobpol 2026Prêt pour les épreuves de sélection de la Police ?

Simulacres cognitifs (CEBIR), barèmes sportifs du parcours fonctionnel et préparation à l'entretien STARR.

🧠Test cognitif CEBIR🏃Parcours fonctionnel🎯100% gratuit · Sans carte

Qu'est-ce que la Police judiciaire fédérale (PJF) ?

La Police judiciaire fédérale est une composante de la Police fédérale belge, placée sous la Direction générale de la police judiciaire (DGJ). C'est sous cette direction que sont regroupées toutes les unités spécialisées dans les enquêtes criminelles complexes.

Selon les informations publiées sur Jobpol, la DGJ remplit trois missions principales. La première consiste à détecter et lutter contre la criminalité grave et organisée. La deuxième vise à apporter un soutien hautement spécialisé à ses partenaires, en particulier la police locale. La troisième porte sur la conduite d'enquêtes liées à la criminalité organisée ou présentant une dimension nationale, voire internationale.

Les enquêtes menées par la PJF prennent deux formes distinctes. Soit ce sont des enquêtes de recherche, conduites sous la direction du parquet. Soit ce sont des enquêtes judiciaires, dirigées par un juge d'instruction. Dans les deux cas, la PJF agit toujours en tant que bras opérationnel de la justice, et non comme acteur autonome.

Police administrative et police judiciaire : deux logiques distinctes

La distinction entre police administrative et police judiciaire est fondamentale pour comprendre le rôle de la PJF. La police administrative a pour objet de maintenir l'ordre public, de prévenir les troubles et d'assurer la sécurité des personnes et des biens. Elle agit en amont, dans une logique préventive.

La police judiciaire fonctionne à l'inverse. Elle intervient après la commission d'une infraction pour identifier les auteurs, rassembler les preuves et livrer ces dossiers aux juridictions compétentes. La PJF se positionne pleinement dans ce second versant, avec une focalisation sur les phénomènes les plus complexes.

Le cadre légal : l'article 105 de la Loi sur la Police intégrée

L'article 105 de la Loi sur la Police intégrée (LPI) confère à la PJF des missions spécifiques sur son territoire de compétence. La PJF de Liège, par exemple, mentionne explicitement que cet article lui attribue des missions sur l'ensemble du ressort de la Cour d'appel de Liège, en matière de lutte contre le terrorisme, la cybercriminalité et la fraude sociale ou fiscale grave et organisée.

Ce cadre légal explique pourquoi la PJF a vocation à traiter ce qui dépasse les capacités ou la compétence territoriale des polices locales.

Organisation territoriale : 14 unités déconcentrées

La DGJ s'appuie sur un maillage territorial de 14 unités déconcentrées, implantées chacune dans un arrondissement judiciaire du pays. Chaque unité est dirigée par un directeur judiciaire (DirJud), qui en assume la responsabilité opérationnelle.

La taille et l'organisation de ces directions varient d'un arrondissement à l'autre. Mais partout, le personnel se spécialise dans l'approche des phénomènes criminels prioritaires : trafic de drogues, traite et trafic d'êtres humains, criminalité économique et financière grave, groupes d'auteurs itinérants, terrorisme et autres formes de grande délinquance.

En Wallonie et à Bruxelles, sept directions judiciaires sont identifiées sur le portail officiel : la PJF Brabant wallon, la PJF Bruxelles, la PJF Luxembourg, la PJF Charleroi, la PJF Liège, la PJF Namur et la PJF Mons/Tournai. Le reste du dispositif est réparti sur le territoire flamand.

Phénomènes criminels prioritaires

La PJF se concentre sur les enquêtes qui, par leur ampleur, leur caractère organisé ou leur complexité, dépassent les capacités d'une zone de police locale. Le portail Jobpol détaille les grands phénomènes traités en priorité.

La cybercriminalité occupe une place croissante, avec des dossiers qui mobilisent des compétences techniques avancées. La criminalité économique et financière grave vise notamment la corruption, la fraude et le blanchiment. Le trafic et la traite des êtres humains font l'objet de divisions dédiées dans les plus grandes PJF.

Viennent ensuite la pédocriminalité, le trafic de stupéfiants, le terrorisme et l'écocriminalité (criminalité environnementale). À cela s'ajoute une attention spécifique portée aux délits patrimoniaux, avec un suivi particulier des groupes d'auteurs itinérants qui frappent successivement plusieurs zones.

La PJF Charleroi illustre concrètement cette spécialisation thématique avec une division dédiée à la criminalité organisée et à la fraude grave, appelée COFF. Cette division couvre quatre grands domaines : blanchiment et patrimoine, fraude sociale, company dumping, escroqueries et financement du terrorisme.

Structure interne : divisions de recherche et services d'appui

Chaque PJF est organisée selon une logique commune : des divisions de recherche thématiques d'un côté, des services d'appui spécialisés de l'autre. Le détail varie ensuite selon la taille de l'unité.

Le modèle de la PJF Bruxelles

La PJF Bruxelles, la plus grande du pays, compte 9 divisions de recherche et 2 services d'appui. Ces divisions couvrent l'ensemble des phénomènes prioritaires :

  • DR1 : grand banditisme
  • DR2 : traite et trafic des êtres humains, faux documents
  • DR3 : terrorisme et maintien de l'ordre
  • Ecofin : fraude grave et organisée, blanchiment et patrimoine, fraude sociale, company dumping, escroqueries et financement du terrorisme
  • DR5 : management et analyse des données
  • DR6 : homicide, enlèvement parental
  • DR7 : droit humanitaire, affaires spéciales, environnement
  • DR8 : gestion des indicateurs
  • DR9 : drogues

Le modèle de la PJF Liège

La PJF de Liège est structurée en trois directions et six divisions d'enquête. La Direction Politique et Gestion regroupe la stratégie, les ressources humaines, la logistique et l'IT. La Direction Intelligence comprend les Gestionnaires locaux des indicateurs (GLI), la Section d'informations criminelles (SIC), l'équipe Intelligence Led Policing (ILP) et la cellule de Coopération policière internationale (CPI).

La Coordination et Direction opérationnelle intègre l'Appui et Coordination opérationnelle (ACO), les affaires spéciales, la cellule de téléphonie (AT/CTI), la cellule de management des enquêtes (CME), les officiers BTS (techniques d'enquête particulière) et la Section Opérations (SecOps).

Les services d'appui spécialisés

Trois services d'appui techniques se retrouvent dans la plupart des PJF, sous des appellations proches.

La RCCU (Regional Computer Crime Unit) est dédiée à la cybercriminalité et à l'appui technique ICT dans les enquêtes. À Liège, la sixième division d'enquête (DE6) est spécialisée en enquête forensique et comprend la RCCU, la Police technique et scientifique, ainsi qu'une Cellule Vidéo.

Le Laboratoire se décompose en deux entités complémentaires. Le Front, appelé CSI (Crime Scene Investigation), intervient sur les scènes de crime pour collecter les traces. Le Back Office, appelé FPL, analyse ensuite ces traces en laboratoire. Cette organisation se retrouve aussi bien à Bruxelles qu'à Charleroi.

L'ACO (Analyste criminel opérationnel) apporte un soutien analytique aux enquêtes, en traitant les masses d'informations recueillies pour en faire émerger les liens et les hypothèses utiles à l'investigation.

Appui à la police locale et aux partenaires

Une part essentielle du rôle de la PJF consiste à mettre ses compétences spécialisées à la disposition de la police locale et des autres partenaires institutionnels. Les missions d'appui décrites par la PJF de Namur en donnent une vue claire.

L'appui prend plusieurs formes concrètes : interventions du laboratoire de police technique et scientifique, support des analystes criminels opérationnels, assistance de la RCCU pour les volets cyber, conseil et assistance pour la gestion des informateurs, mise à disposition d'infrastructures pour les écoutes téléphoniques, et offre de service via le Central Technical Interception (CTI) pour les enquêtes de téléphonie.

L'ensemble forme un éventail de capacités techniques que peu de zones de police locale peuvent maintenir seules.

À Bruxelles, cette logique d'appui est particulièrement structurée. La PJF Bruxelles travaille en étroite collaboration avec les 6 zones de police locale de la région et les trois autres PJF du ressort de la Cour d'appel de Bruxelles. La RCCU et le Labo (Front CSI et Back Office FPL) servent à la fois la PJF Bruxelles, ces six zones locales et les trois autres PJF du ressort.

Les méthodes particulières de recherche (MPR) et les techniques spéciales d'enquête (TSE) viennent compléter cette palette. Elles permettent d'aborder des dossiers où les modes d'enquête classiques se heurtent vite à des limites.

Zoom sur les grandes PJF de Wallonie et de Bruxelles

Au-delà des principes communs, chaque PJF a son identité propre. Quatre d'entre elles, par leur taille ou leurs spécificités, méritent un focus.

PJF Bruxelles : la plus grande PJF du pays

La PJF Bruxelles est, selon le portail Jobpol, la plus grande PJF de Belgique. Elle opère dans un environnement métropolitain, multilingue et culturel, marqué par la concentration des institutions belges et européennes. Sa structure de 9 divisions de recherche et 2 services d'appui en fait le pivot de la lutte contre la criminalité organisée supra-locale et le terrorisme dans la capitale.

Son ambition affichée est de rester à la hauteur d'une criminalité elle aussi mondialisée, où la technologie évolue très vite. Ses dossiers les conduisent fréquemment à travailler avec des partenaires externes, au niveau national comme international.

PJF Liège : 384 collaborateurs hyperspécialisés

La PJF de Liège dispose de 384 collaborateurs hyperspécialisés, ce qui en fait la plus grande PJF de Wallonie. Elle est répartie sur quatre sites : Liège, Vottem, Huy et Verviers. Sa mission, telle qu'elle la formule, consiste à maîtriser l'ampleur et l'impact de la criminalité organisée ou déstabilisant la société, ainsi que la criminalité supralocale.

L'organisation en trois directions et six divisions d'enquête en fait un dispositif particulièrement complet, capable de combiner profondeur analytique et capacité opérationnelle.

PJF Charleroi : près de 250 membres du personnel

La PJF Charleroi compte près de 250 membres du personnel, organisés en 5 divisions de recherche et 3 services d'appui. Ses divisions de recherche portent des noms qui reflètent une approche par grands champs de la criminalité organisée :

  • COB : criminalité organisée contre les biens
  • COS : criminalité organisée et lutte contre le trafic de stupéfiants
  • COT : criminalité organisée en matière de terrorisme
  • COFF : criminalité organisée et fraude grave et organisée (blanchiment, fraude sociale, company dumping, escroqueries, financement du terrorisme)
  • COP : criminalité organisée contre les personnes

Ses trois services d'appui sont la RCCU, l'ACO et le Laboratoire (Front CSI et Back Office FPL).

PJF Mons/Tournai : 232 collaborateurs sur deux sites

La PJF Mons/Tournai a un cadre fixé à 232 collaborateurs. Sa particularité tient à sa géographie : elle couvre un arrondissement réparti sur deux parquets (Mons et Tournai), comprenant 69 communes et 23 zones de police, pour une population d'environ 763 000 habitants.

L'arrondissement est frontalier avec la France sur près de 55 km, ce qui place les enjeux transfrontaliers au cœur de son activité. L'unité opère sur deux sites distincts, l'un derrière la gare de Mons, l'autre à Tournai (Avenue de Maire).

Police Belge · Sélection Jobpol 2026Prêt pour les épreuves de sélection de la Police ?

Simulacres cognitifs (CEBIR), barèmes sportifs du parcours fonctionnel et préparation à l'entretien STARR.

🧠Test cognitif CEBIR🏃Parcours fonctionnel🎯100% gratuit · Sans carte

Résultats opérationnels : quelques chiffres

Les bilans publiés par les PJF donnent une idée concrète de leur volume d'activité.

Pour l'année 2023, la PJF de Liège a clôturé 442 dossiers, effectué 285 arrestations, rédigé 14 939 procès-verbaux et procédé à des saisies pour un montant de 10,7 millions d'euros, selon les chiffres communiqués sur Jobpol.

La PJF Mons/Tournai indique traiter en moyenne, sur une année, 360 dossiers en permanence, rédiger 12 600 procès-verbaux et générer 1 540 543 € de saisies de biens en tout genre. L'année de référence précise n'est pas indiquée par la source.

Côté Bruxelles, plusieurs affaires emblématiques illustrent l'impact des enquêtes menées. Le 8 novembre 2021, le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné 70 personnes dans un dossier d'arnaque sur les voitures de seconde main, géré par les divisions Grand banditisme (DR1) et Criminalité économique et financière (Ecofin). Les peines ont été lourdes, allant jusqu'à sept ans de prison ferme, avec des confiscations pour un total d'un peu plus de 4 millions d'euros.

Un autre dossier marquant concerne un trafic international de drogue. Le 4 novembre 2022, le tribunal francophone a condamné 12 personnes pour un trafic à grande échelle du Maroc vers le Danemark, avec des peines allant de 30 mois à six ans de prison et des amendes de 8 000 à 48 000 euros. Un hacker récidiviste a par ailleurs été reconnu coupable d'au moins 130 actes de piratage, selon les informations publiées en février 2023 par la PJF Bruxelles.

L'approche patrimoniale, c'est-à-dire la recherche systématique des biens issus de la criminalité, fait partie des axes de développement explicitement mis en avant par la PJF Mons/Tournai, aux côtés de l'approche intégrée de la cybercriminalité et de l'approche transfrontalière des trafics.

Le métier d'enquêteur à la PJF

Le rôle d'enquêteur à la PJF est au cœur du dispositif. Selon le document de présentation publié sur Jobpol, il consiste à mener des enquêtes criminelles, à collecter des preuves, à interviewer des témoins et des suspects, et à préparer des dossiers pour les procédures judiciaires.

Les compétences attendues couvrent un spectre large. Le même document mentionne la capacité à analyser des informations complexes provenant de sources multiples, la maîtrise des outils informatiques et des bases de données judiciaires, la rigueur rédactionnelle pour produire des rapports clairs, la conduite d'entretiens et d'interrogatoires dans le respect des règles légales, ainsi qu'une connaissance solide du droit pénal et de la procédure pénale.

Sur le plan personnel, sont valorisées l'intégrité morale, la résilience face au stress, l'aptitude au travail en équipe multidisciplinaire, l'attention au détail et la capacité à rester neutre dans le jugement des situations.

La qualité d'Officier de Police judiciaire (OPJ)

Un point spécifique au statut de l'enquêteur à la PJF mérite d'être souligné. À Charleroi, le portail Jobpol indique explicitement que les inspecteurs bénéficient de la qualité d'OPJ (Officier de Police judiciaire). Cette qualité confère des pouvoirs judiciaires spécifiques : conduire des actes d'enquête, entendre des suspects, dresser des procès-verbaux recevables devant les tribunaux.

Concrètement, l'OPJ est un membre de la police investi par la loi de prérogatives qui permettent de faire entrer un dossier dans la sphère judiciaire de manière formelle. C'est l'un des éléments qui rend la fonction d'enquêteur à la PJF qualitativement différente d'un emploi de policier généraliste.

Formation initiale et intégration

Les nouveaux enquêteurs suivent une formation initiale structurée, selon le document publié par Jobpol. Elle couvre le droit pénal belge et international, la procédure pénale et les directives judiciaires, les techniques d'investigation et de collecte de preuves, la conduite des entretiens et interrogatoires, l'analyse criminelle, l'usage des bases de données et des technologies, la déontologie professionnelle ainsi que les premiers secours.

Cette phase théorique est complétée par une période de formation pratique sous supervision. Les nouveaux enquêteurs travaillent aux côtés de collègues expérimentés pour acquérir progressivement une expertise opérationnelle.

La PJF Bruxelles indique organiser pour les nouveaux collègues un programme de stage spécifique, combinant formations et coaching pour les préparer au plus vite au travail d'enquête. Elle souligne également la richesse de son catalogue de formations internes, conçu pour maintenir les collaborateurs à jour sur les programmes et technologies utilisés.

Rejoindre la PJF : voies d'entrée et conditions

L'accès à la PJF se fait par deux grandes voies, identifiées clairement sur les pages des différentes unités.

La première voie est l'emploi en uniforme. Les candidats doivent d'abord présenter et réussir les épreuves de la sélection générique de la police, avant de pouvoir postuler sur des fonctions opérationnelles spécifiques au sein des PJF.

La seconde voie est l'emploi en tant que civil. Elle s'adresse aux profils experts (informatique, analyse, gestion, etc.) qui rejoignent la PJF sans suivre la voie policière classique. Les offres apparaissent au fil des besoins. Jobpol invite les candidats à consulter régulièrement les pages de présentation des unités pour être informés des nouvelles publications.

Selon le document de recrutement générique publié sur Jobpol, les conditions pour postuler à la fonction d'enquêteur comprennent : posséder la nationalité belge ou celle d'un État membre de l'Union européenne, être âgé d'au minimum 18 ans, jouir de l'ensemble de ses droits civiques, disposer d'une bonne santé physique et mentale, avoir un casier judiciaire vierge et maîtriser le français écrit et parlé à un niveau professionnel. Le même document mentionne un diplôme de l'enseignement secondaire supérieur (CESS) ou équivalent ; cette exigence est avancée dans ce seul document de recrutement, sans référence normative précise, et il convient de se rapporter aux conditions officielles publiées par Jobpol pour la voie ciblée (inspecteur, officier ou emploi civil).

Conditions de travail et environnement professionnel

Le portrait des conditions de travail dressé par les différentes PJF converge sur plusieurs points.

Les horaires flexibles (horaires glissants) et la possibilité de télétravail sont mentionnés à la fois par la PJF Bruxelles et par la PJF de Liège. La même PJF de Liège met en avant l'équilibre vie professionnelle/vie privée, les possibilités d'évolution, les formations et la stabilité de l'emploi.

La PJF Charleroi insiste sur l'autonomie et la responsabilisation indépendamment du grade, la polyvalence des missions, une ambiance familiale et le coaching prévu pour les nouveaux collègues.

Côté infrastructures, le bâtiment de la PJF Bruxelles, situé à quelques pas de Bruxelles-Central, dispose de son propre restaurant, d'un stand de tir, d'un parking souterrain pour vélos, d'une salle de sport et de douches. La PJF Mons/Tournai met en avant un environnement de travail agréable, avec des facilités pour pratiquer du sport et se restaurer (mess du SPF Finances). Son site de Mons est facile d'accès, proche de l'autoroute, et dispose d'un parking intérieur.

Dimension internationale et coopération policière

Plusieurs facteurs poussent la PJF à travailler au-delà des frontières belges.

La criminalité moderne, qu'il s'agisse du trafic de drogue, de la traite des êtres humains ou du terrorisme, ignore largement les frontières nationales. La PJF Bruxelles l'exprime de manière directe : la globalisation est plus tangible à Bruxelles que dans le reste du pays, et la technologie évolue vite, y compris dans le monde criminel. La complexité de ses dossiers la conduit fréquemment à travailler avec des partenaires externes, tant nationaux qu'internationaux.

La PJF de Liège dispose d'une cellule dédiée au sein de sa Direction Intelligence : la CPI (Coopération policière internationale). Cette cellule gère les échanges d'informations et la coordination avec les partenaires étrangers dans les dossiers ayant une dimension transnationale.

À l'autre bout du spectre géographique, la PJF Mons/Tournai développe une approche transfrontalière dédiée pour les phénomènes touchant la frontière française : trafic de véhicules, trafic de drogues, traite des êtres humains. La longueur de la frontière franco-belge couverte par l'arrondissement (55 km) en fait un enjeu structurant.

Quelques affaires emblématiques traitées par la PJF Bruxelles illustrent cette dimension internationale. Le dossier du trafic de drogue Maroc-Danemark, jugé en 2022, est un cas typique. La condamnation, en décembre 2020, de quatre suspects par la Cour d'assises de Paris pour l'attentat raté du Thalys du 21 août 2015 en est un autre : la Cour s'est notamment appuyée sur les témoignages des enquêteurs de la division Terrorisme (DR3) de la PJF Bruxelles.

Foire aux questions

Quels sont les rôles de la police judiciaire fédérale en Belgique ?

La Police Judiciaire Fédérale (PJF) remplit trois missions principales : détecter et lutter contre la criminalité grave et organisée, apporter un soutien hautement spécialisé à ses partenaires (notamment la police locale), et poursuivre des enquêtes liées à la criminalité organisée ou avec une dimension nationale voire internationale. Elle traite des phénomènes criminels complexes tels que la cybercriminalité, la fraude économique grave, le trafic de stupéfiants, le terrorisme, la traite des êtres humains et l'écocriminalité.

Quel est le rôle de la Police Fédérale en Belgique ?

La Police Fédérale belge est organisée en plusieurs composantes, dont la Direction Générale de la Police Judiciaire (DGJ), qui coiffe l'ensemble des PJF. Elle intervient dans les enquêtes qui dépassent le cadre local ou qui exigent des compétences spécialisées, et fournit un appui technique et scientifique aux zones de police locale. La tâche principale des directions déconcentrées consiste en l'exécution d'enquêtes de recherche sous la direction du parquet, ou d'enquêtes judiciaires dirigées par un juge d'instruction.

Quelle est la différence entre la police et la police judiciaire ?

La police administrative assure l'ordre public et la sécurité préventive, tandis que la police judiciaire intervient après la commission d'une infraction, pour identifier les auteurs, collecter des preuves et constituer les dossiers à charge pour les tribunaux. La PJF belge agit sous l'autorité du parquet (enquête de recherche) ou d'un juge d'instruction (enquête judiciaire), ce qui la distingue de la police locale à vocation plus générale.

Quelle est la différence entre la police administrative et la police judiciaire ?

La police administrative a pour objet de maintenir l'ordre public, de prévenir les troubles et d'assurer la sécurité des personnes et des biens. La police judiciaire, quant à elle, est chargée de rechercher et constater les infractions, d'en rassembler les preuves et d'en livrer les auteurs aux juridictions. En Belgique, la PJF exécute des enquêtes soit sous la direction du parquet (enquêtes de recherche), soit sous celle d'un juge d'instruction (enquêtes judiciaires).

Qui est un officier de police judiciaire (OPJ) en Belgique ?

En Belgique, un Officier de Police Judiciaire (OPJ) est un membre de la police — généralement de grade inspecteur ou supérieur — investi de pouvoirs judiciaires spécifiques lui permettant de mener des actes d'enquête, d'entendre des suspects et de dresser des procès-verbaux. À la PJF, les inspecteurs bénéficient de la qualité d'OPJ, ce qui leur confère ces pouvoirs judiciaires étendus dans le cadre de leurs enquêtes spécialisées.

Quels sont les pouvoirs de la police judiciaire en Belgique ?

La police judiciaire fédérale dispose de pouvoirs étendus lui permettant de mener des enquêtes criminelles complexes : auditionner témoins et suspects, collecter des preuves, saisir des biens (approche patrimoniale), mettre en œuvre des méthodes particulières de recherche (MPR) et des techniques spéciales d'enquête (TSE). Elle peut agir sur l'ensemble du territoire national et, dans certains cas, dans une dimension internationale. L'article 105 de la Loi sur la Police Intégrée (LPI) délimite les compétences territoriales des PJF.

Quels sont les services de la police judiciaire fédérale ?

Chaque PJF est organisée en divisions de recherche thématiques (criminalité organisée, stupéfiants, terrorisme, fraude économique, traite des personnes, cybercriminalité, homicide, environnement, etc.) et en services d'appui spécialisés : la RCCU (Regional Computer Crime Unit) pour la cybercriminalité, le Laboratoire (Front CSI + Back Office FPL) pour la police technique et scientifique, l'ACO (Analyste Criminel Opérationnel), et des cellules d'intelligence (ILP, CPI, SIC, GLI).

Quel est l'objet de la police judiciaire ?

L'objet de la police judiciaire est de rechercher et constater les infractions pénales, d'en identifier les auteurs, de rassembler les preuves et de transmettre les dossiers aux autorités judiciaires compétentes (parquet ou juge d'instruction). La PJF belge se concentre sur les phénomènes criminels complexes et organisés qui dépassent les capacités ou la compétence territoriale des polices locales.

Qui sont les officiers de police judiciaire en Belgique ?

En Belgique, les OPJ sont des membres de la police locale ou fédérale investis de pouvoirs judiciaires par la loi. Dans le cadre de la PJF, les inspecteurs obtiennent automatiquement la qualité d'OPJ, leur permettant de mener des actes d'instruction, de procéder à des auditions, d'effectuer des perquisitions et de dresser des procès-verbaux recevables devant les tribunaux.

Quel est le salaire net d'un policier en Belgique ?

Les sources institutionnelles consultées (Jobpol) ne fournissent pas de données chiffrées précises sur les salaires nets des policiers belges. Jobpol met plutôt en avant les avantages non salariaux : horaires flexibles, télétravail, formations continues, coaching, emploi stable et perspectives d'évolution. Pour obtenir des informations salariales précises, il est recommandé de consulter directement le portail Jobpol ou les services de recrutement de la Police Fédérale.

Sources

Partager

Police Belge · Sélection Jobpol 2026Prêt pour les épreuves de sélection de la Police ?

Simulacres cognitifs (CEBIR), barèmes sportifs du parcours fonctionnel et préparation à l'entretien STARR.

🧠Test cognitif CEBIR🏃Parcours fonctionnel🎯100% gratuit · Sans carte