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Agent de sécurisation : missions, salaire, formation et sélection

Devenir agent de sécurisation en Belgique : conditions, épreuves de sélection, formation de 6 mois, salaire et évolution vers inspecteur de police.

Deux agents de sécurisation en uniforme de la police belge patrouillant lors d'un événement public en ville.

L’agent de sécurisation est l’une des rares portes d’entrée dans la police belge accessibles sans diplôme. La fonction, créée en novembre 2017 au sein de la Police Fédérale, attire chaque année des candidats qui veulent travailler en uniforme sur des sites stratégiques sans passer par l’enseignement secondaire supérieur. Elle reste pourtant mal connue, souvent confondue avec l’agent de police ou avec l’inspecteur.

Cet article fait le tour complet du sujet. Vous y trouverez la définition exacte de la fonction, le détail des missions, les conditions d’admission, le déroulement de la sélection, le contenu de la formation, le salaire, l’évolution de carrière et les ressources de préparation. L’objectif : vous donner toutes les informations utiles pour décider si ce métier vous correspond et, le cas échéant, savoir précisément quoi faire ensuite.

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Qu’est-ce qu’un agent de sécurisation (BAGP) ?

L’agent de sécurisation, désigné par l’acronyme BAGP, est un membre statutaire du cadre opérationnel de la Police Fédérale belge. Il est recruté de manière permanente, accessible dès le niveau secondaire inférieur ou même sans diplôme particulier. C’est ce qui en fait une voie d’entrée privilégiée dans la police pour des candidats qui n’ont pas suivi un cursus secondaire complet.

Selon la Police Fédérale, la fonction relève de la Direction de sécurisation (DAB), créée officiellement en novembre 2017. La DAB dépend de la Direction générale de la police administrative. Sa raison d’être est précise : rassembler dans une même structure des missions de sécurisation qui étaient auparavant réparties entre des corps et services distincts, notamment la Défense, la Police Locale et certaines sociétés privées. Le but affiché est de dégager de la capacité policière et de réinjecter les moyens libérés dans les missions essentielles qui exigent une compétence policière générale.

Le statut juridique : agent de police administrative (APA)

Sur le plan juridique, les agents de sécurisation (BAGP) et les assistants de sécurisation (BASP) sont membres du cadre opérationnel avec des compétences policières restreintes. Ils ont le statut d’agent de police administrative (APA). Cela signifie qu’ils peuvent exercer des actes de police administrative, mais pas des actes de police judiciaire complets, contrairement à un inspecteur.

Les coordonnateurs de sécurisation (BCSP) appartiennent eux à l’encadrement, toujours avec des compétences policières restreintes (APA).

L’uniforme est identique à celui des autres membres opérationnels des services de police. Seuls les insignes diffèrent, ce qui permet de distinguer visuellement les nouveaux grades créés spécifiquement au sein de la DAB.

Huit grades propres à la DAB

La création de la Direction de sécurisation a entraîné la mise en place de huit grades qui n’existent qu’au sein de cette direction : Premier coordonnateur de sécurisation, Coordonnateur de sécurisation (BCSP), Premier assistant de sécurisation, Assistant de sécurisation (BASP), Aspirant-assistant de sécurisation, Premier agent de sécurisation, Agent de sécurisation (BAGP) et Aspirant-agent de sécurisation.

Cette architecture en deux familles, BAGP pour les agents et BASP pour les assistants, structure toute la progression interne de la direction.

Une direction de 1 600 équivalents temps plein

La DAB est aujourd’hui une unité de taille importante. Selon la Police Fédérale, elle compte 1 600 équivalents temps plein, dont 1 357 agents et assistants de sécurisation formés à ce nouveau grade et dotés de certaines compétences policières. Les 243 effectifs restants relèvent de l’encadrement opérationnel, administratif et logistique.

Bernard Quintin, ministre de l’Intérieur, résume le rôle de la direction en ces termes : « La DAB constitue une unité clé au sein de la Police Fédérale. Elle est chargée de la sécurisation de sites stratégiques dans notre pays ainsi que des transferts de détenus. Son engagement est essentiel pour la stabilité de notre société, la sécurité de nos citoyens et la protection de notre pays. »

Équipe d'agents de sécurité en uniforme de la Police Fédérale en patrouille dans le hall d'un aéroport.

Les missions de l’agent de sécurisation

Les missions d’un agent de sécurisation se déploient sur trois grands terrains, auxquels s’ajoutent des opérations ponctuelles. Toutes visent un même objectif : prévenir et réagir à des incidents susceptibles de menacer la sécurité d’un lieu ou d’un dispositif policier, par l’établissement de postes fixes et la réalisation de patrouilles mobiles.

Police des cours et tribunaux

C’est l’un des volets les plus visibles du métier. L’agent de sécurisation assure la sécurité dans les salles d’audience et surveille les détenus lors de leurs déplacements au sein des bâtiments judiciaires. Il accompagne également des mineurs et des internés vers des établissements spécifiques.

Il prend en charge les transferts sécurisés de détenus, y compris les extraditions internationales. Ce travail exige rigueur procédurale et vigilance constante, car la moindre faille peut avoir des conséquences importantes.

La Direction de sécurisation se compose d’une direction centrale à Bruxelles qui chapeaute douze unités de police des cours et tribunaux, soit une par arrondissement judiciaire.

Sécurisation de l’aéroport de Bruxelles-National

L’aéroport de Bruxelles-National est l’un des sites les plus emblématiques confiés à la DAB. Une unité de sécurisation dédiée y est implantée. Les agents y assurent les patrouilles et la surveillance, tant dans les zones publiques que sur les terrains aéroportuaires.

Leur rôle est à la fois préventif et réactif. Ils interviennent rapidement en cas d’incident, qu’il s’agisse d’un comportement suspect, d’un colis abandonné ou d’une dégradation. La présence visible d’un dispositif policier en uniforme contribue aussi à dissuader des actes hostiles dans une infrastructure très exposée.

Protection des points sensibles

Le troisième pilier concerne la sécurisation des points sensibles. Les agents de sécurisation veillent à la sécurité des ambassades, des institutions européennes, des infrastructures critiques, des sites nucléaires, des infrastructures du SHAPE et de l’OTAN, ainsi que des domaines et palais royaux.

Ces missions, sensibles par nature, demandent une discrétion et une discipline opérationnelle élevées. L’agent travaille souvent au contact d’occupants ou de visiteurs de haut niveau, et il doit savoir tenir un poste statique pendant de longues heures comme intervenir rapidement si la situation l’exige.

Transferts de détenus et escortes protocolaires

Au-delà du périmètre judiciaire, la DAB assure le transfèrement des détenus dans des contextes variés et réalise des escortes protocolaires. Ces missions incluent aussi la sécurisation des installations et des biens, notamment sur les sites nucléaires, ainsi que l’intervention lors d’incidents impliquant des passagers ou des usagers.

L’organisation interne de la DAB reflète cette diversité. Outre les douze unités de police des cours et tribunaux, elle compte une unité de sécurisation à l’aéroport de Bruxelles-National, une unité infrastructures critiques, une réserve centrale, une réserve nucléaire, un détachement SHAPE et un détachement domaines et palais royaux.

Agent de sécurisation, agent de police et inspecteur : quelles différences ?

Beaucoup de candidats confondent agent de sécurisation, agent de police et inspecteur. Les trois fonctions appartiennent toutes à la police belge, portent l’uniforme et passent par une procédure de sélection, mais elles diffèrent profondément sur l’employeur, les missions, le diplôme requis et l’étendue des compétences policières.

Rattachement institutionnel et missions

L’agent de sécurisation appartient à la Police Fédérale, plus précisément à la Direction de sécurisation (DAB). Ses missions concernent principalement la sécurisation d’infrastructures critiques, le transfert de détenus, la police des cours et tribunaux et le rétablissement de l’ordre public. Selon les informations officielles de la Police Fédérale, certains agents travaillent également au sein de la Police de la Navigation d’Anvers.

L’agent de police, lui, appartient à la Police Locale, et non à la Police Fédérale. Selon Le Forem, l’agent de police travaille dans l’une des 178 zones de police locales de Belgique. Ses missions sont centrées sur les tâches liées à la circulation routière (constatation des accidents, régulation du trafic, surveillance) et sur le respect des règlements locaux de police. Il existe une exception : le détachement à Brussels Airport, où des agents de police gèrent la circulation aux terminaux et patrouillent dans l’espace Schengen.

L’inspecteur de police, quant à lui, est un grade supérieur. Il dispose de compétences policières complètes, notamment en matière judiciaire, là où l’agent et l’agent de sécurisation n’ont que des compétences de police administrative restreintes.

Conditions de diplôme

C’est l’un des points où la distinction est la plus nette. Selon les ressources officielles d’orientation jeunesse, aucun diplôme n’est nécessaire pour les fonctions d’agent de police ou d’agent de sécurisation. À l’inverse, l’inspecteur de police doit être titulaire d’un diplôme ou d’un certificat de l’enseignement secondaire supérieur (six années réussies en général, technique ou professionnel, la septième année n’étant pas demandée), ou d’un certificat d’Enseignement pour adultes.

L’inspecteur principal spécialisé doit posséder un diplôme de bachelier. Pour devenir commissaire de police, un diplôme universitaire ou non universitaire de type long est exigé.

Les cinq grandes fonctions en uniforme

Pour synthétiser, les cinq grandes catégories de fonctions en uniforme au sein de la police belge sont : agent de police, agent de sécurisation, inspecteur de police, inspecteur principal avec spécialisation particulière, et commissaire. Cette hiérarchie structure toute la carrière policière en Belgique.

La progression entre ces grades est possible par la voie de la promotion interne, sous conditions, ce qui rend la fonction d’agent de sécurisation particulièrement intéressante comme première marche pour qui veut, à terme, devenir inspecteur sans posséder le diplôme de niveau C au départ.

Conditions d’admission pour devenir agent de sécurisation

Avant de se lancer dans la procédure de sélection, il faut s’assurer de remplir les conditions de base. Elles concernent la nationalité, l’âge, le casier judiciaire et plusieurs autres critères. La règle la plus contre-intuitive pour beaucoup de candidats : aucun diplôme n’est exigé.

Nationalité belge obligatoire

Selon le règlement de sélection de la Police Fédérale, posséder la nationalité belge est obligatoire pour toutes les fonctions opérationnelles en uniforme. Il ne suffit pas d’avoir introduit une demande de naturalisation ou d’attendre l’octroi : la nationalité doit déjà être acquise au moment du dépôt de candidature.

Cette exigence est constante quel que soit le grade visé (agent de police, agent de sécurisation, inspecteur).

Conditions d’âge

L’âge minimum pour s’inscrire à la sélection est de 17 ans, à condition d’être en dernière année d’études secondaires au moment de la candidature. Pour l’engagement, c’est-à-dire le début effectif de la formation, le minimum est porté à 18 ans.

Selon le règlement officiel, il n’existe aucune limite d’âge maximum pour postuler. Cette ouverture permet à des candidats en reconversion professionnelle de tenter leur chance, parfois après plusieurs années passées dans un tout autre secteur.

Casier judiciaire et conduite irréprochable

Le candidat doit pouvoir fournir un extrait du casier judiciaire (modèle 595) d’une ancienneté maximale de trois mois à la date du dépôt de la candidature.

Au moment de l’embauche, il faut jouir des droits civils et politiques et être de conduite irréprochable en accord avec les attentes de la fonction. D’après les conditions officielles, cela ne signifie pas qu’il faille n’avoir jamais reçu la moindre contravention, mais la commission de moralité examine le parcours global du candidat. Pour les candidats masculins, il faut également avoir satisfait aux lois sur la milice.

Permis B et conditions liées aux armes

Le permis de conduire B est exigé au moment de l’engagement. Le candidat ne doit pas faire l’objet d’une interdiction légale de port d’armes et doit accepter le principe de l’usage d’armes ou d’autres moyens de défense mis à sa disposition, dans les conditions fixées par les lois, arrêtés et directives en vigueur.

Il doit aussi disposer des aptitudes physiques requises, être exempt de tout handicap incompatible avec les exigences de la fonction et remplir les critères médicaux propres au poste.

La règle des cinq échecs maximum depuis 2021

C’est une règle souvent mal comprise. Depuis le 14 septembre 2021, un candidat ne doit pas avoir échoué à cinq reprises à la procédure de sélection pour le même cadre. Cette limite de cinq échecs s’applique à la sélection générique initiale, c’est-à-dire au recrutement externe pour devenir agent de sécurisation ou agent de police.

Par ailleurs, après un premier échec à une épreuve, il faut attendre au moins un an avant de pouvoir se réinscrire, sauf accord de la commission de délibération qui peut accepter un délai plus court. Les demandes introduites huit mois après la notification d’un échec à une épreuve précédente pour le même cadre peuvent être acceptées par la commission, et ce pour les deuxième, troisième et cinquième tentatives.

À noter, pour éviter toute confusion : une règle distincte de trois échecs maximum s’applique aux examens de promotion interne (agent de sécurisation vers inspecteur), traitée plus loin dans cet article.

Agent de sécurisation en uniforme beige tenant une radio lors d'une phase du recrutement policier.

La procédure de sélection en trois phases

Le recrutement d’un agent de sécurisation se déroule en trois grandes phases, depuis la candidature initiale jusqu’à l’entrée en formation. Comprendre cette structure permet d’anticiper les étapes et de s’y préparer méthodiquement.

Phase 1 : la sélection générique

C’est le cœur de la procédure. La sélection générique comprend plusieurs épreuves successives : épreuve cognitive, épreuve sportive, épreuve de personnalité, examen médical, commission de délibération et commission de moralité.

L’épreuve cognitive se déroule pendant une demi-journée. Elle évalue le potentiel nécessaire pour suivre la formation de base. Trois sous-tests la composent : le raisonnement abstrait (capacité à utiliser des informations abstraites pour en déduire des règles), le raisonnement numérique (relations chiffrées) et le raisonnement verbal (relations entre mots et textes). Pour chaque catégorie, un exemple d’exercice est présenté afin que le candidat se familiarise avec le programme et les instructions. Chaque partie doit être terminée dans le temps imparti, indiqué par un sablier visible à l’écran. À ces tests s’ajoute un test linguistique en langue d’inscription.

L’épreuve sportive comprend un parcours fonctionnel et une épreuve de robustesse, avec des niveaux à atteindre selon l’âge et le sexe. D’après le règlement officiel, en cas de réussite, le candidat est dispensé de cette épreuve pendant un an. En cas d’échec lors de la première participation, un repêchage est possible deux mois après la première tentative, et la demande peut être faite jusqu’à douze mois après l’échec initial. Si la demande de repêchage n’est pas introduite à temps, la procédure de sélection s’arrête. Un deuxième échec interrompt définitivement la procédure et impose une réinscription un an plus tard.

L’épreuve de personnalité évalue les compétences attendues via un profil défini. Elle comporte un questionnaire biographique, un questionnaire de personnalité, d’autres techniques de sélection et un entretien semi-structuré avec un membre qualifié du service de Recrutement et Sélection de la Police Fédérale.

Cet entretien repose sur la méthode STAR, une technique axée sur le comportement qui vise à analyser des situations spécifiques vécues par le candidat dans un passé récent. On lui demande d’expliquer les circonstances de la situation, l’action entreprise et le résultat de cette action. La préparation à cet entretien est l’un des points sur lesquels les préformations insistent le plus.

L’examen médical vérifie l’aptitude physique générale. Il porte sur la taille, le poids, la vue et les tatouages. Les tatouages au niveau du cou et du visage entraînent l’inaptitude. Ceux situés sur des parties visibles du corps peuvent mener à l’inaptitude. Les tatouages de caractère raciste ou discriminatoire entraînent systématiquement l’inaptitude.

Phase 2 : inscription dans la réserve de recrutement

Une fois la sélection générique réussie, le candidat est inscrit dans une réserve de recrutement. Cette inscription n’équivaut pas encore à une embauche : elle ouvre le droit à postuler à la Direction de sécurisation lorsque des places sont disponibles.

C’est à ce stade que le candidat manifeste son intérêt spécifique pour la fonction d’agent de sécurisation, par opposition à d’autres fonctions auxquelles la sélection générique donne accès.

Phase 3 : sélection interne par la DAB

La troisième phase consiste en une sélection interne organisée par la Direction de sécurisation. Elle permet d’évaluer plus finement l’adéquation entre le profil du candidat et les missions spécifiques de la DAB (police des cours et tribunaux, sécurisation aéroportuaire, points sensibles, transferts de détenus).

Une fois cette étape passée avec succès, le candidat est convoqué pour la formation de base de six mois.

Commission de délibération et commission de moralité

Deux instances jouent un rôle déterminant tout au long du parcours. La commission de délibération statue sur les cas où un candidat a échoué à une épreuve et souhaite se représenter plus rapidement, ainsi que sur les situations exceptionnelles liées au déroulement de la procédure.

La commission de moralité examine les antécédents du candidat (casier judiciaire, comportement général, environnement personnel) pour s’assurer qu’il correspond aux exigences de probité de la fonction. Le passage devant cette commission n’est pas un détail administratif : c’est une étape de sélection à part entière.

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La formation de base de 6 mois

Une fois la sélection franchie, l’aspirant entre en formation de base. Selon la Police Fédérale, cette formation dure six mois et combine théorie et pratique, avec des modules juridiques, des entraînements physiques et des exercices conçus dans des scénarios réalistes.

Contenu de la formation

La formation comprend des cours théoriques portant notamment sur la Communication, l’Intervention, la FPOC et la Circulation routière. Elle inclut également des cours pratiques (Sport, Maîtrise de la violence, Techniques policières) et un stage professionnel en fin de cursus.

Les exercices en scénarios réalistes occupent une place importante. L’objectif est de préparer l’aspirant à réagir avec calme et méthode dans des situations qu’il rencontrera réellement sur le terrain : interpellation, intervention en cas d’incident, prise de poste sur un site sensible, escorte de détenu.

Cinq sites de formation depuis septembre 2025

Selon la Police Fédérale, la formation des agents de sécurisation est désormais organisée sur cinq sites : Jumet, Vottem, Gand, Wilrijk et, depuis le 1er septembre 2025, Bruxelles (campus d’Etterbeek).

L’ouverture du campus bruxellois marque une évolution significative. Jusqu’à présent, les aspirants devaient se rendre dans des campus situés en dehors de la capitale. La nouvelle implantation à Etterbeek change cette réalité et facilite l’accès aux candidats issus de la capitale et des régions limitrophes.

Le commissaire général Eric Snoeck l’explique ainsi : « Nous répondons ainsi à la demande croissante d’agents de sécurité à Bruxelles. Dans le même temps, nous facilitons l’accès aux candidats qui, jusqu’à présent, avaient plus de difficultés à accéder à la formation. »

La promotion de septembre 2025

Le 1er septembre 2025, 82 aspirants ont entamé leur formation à l’Académie nationale de police. Selon la Police Fédérale, ils se répartissent entre Bruxelles (36 candidats, dont 24 francophones et 12 néerlandophones), Gand (25 aspirants) et Wilrijk (21 aspirants).

Cette première promotion du nouveau centre bruxellois constitue un changement majeur dans l’organisation de la formation des agents de sécurisation au sein de la Police Fédérale.

Un objectif annuel de 240 recrutements

Selon la Police Fédérale, l’institution recrute 240 agents de sécurisation par an et entend maintenir cet objectif dans les années à venir. Cette politique de recrutement stable reflète un engagement de long terme dans le renforcement des capacités sécuritaires, en particulier dans la région bruxelloise.

Au terme de leur formation, les agents de sécurisation sont affectés à des sites de la Justice où des mesures de sécurité supplémentaires s’imposent, notamment à Bruxelles, Anvers, Louvain, Liège et au Luxembourg.

Tableau de synthèse des formations de base

Pour situer la formation BAGP dans l’ensemble du dispositif de formation de l’Académie de Police, voici la synthèse officielle.

Niveau de formation Durée Lieu
Agent de sécurisation (BAGP) vers Inspecteur (promotion sociale) 7 mois Campus provincial
Agent vers Inspecteur (promotion sociale) 6 mois Campus provincial
Inspecteur 1 an Campus Provincial
Inspecteur Principal 9 mois Campus Provincial

Recruteur analysant le CV d'un candidat lors d'un entretien pour une évaluation professionnelle des compétences.

Profil de compétences et qualités requises

Le profil de compétences de l’agent de sécurisation est structuré en plusieurs domaines, qui servent de grille de référence à la fois pour la sélection et pour les évaluations en cours de carrière. Comprendre cette grille aide aussi à préparer l’entretien semi-structuré.

Les grands domaines évalués

D’après les informations officielles de la Police Fédérale, le profil couvre cinq domaines : la gestion de l’information, la gestion des tâches, la gestion interpersonnelle, la gestion personnelle et les valeurs.

Gestion de l’information. Il s’agit de bien comprendre et évaluer les instructions, procédures et données. L’agent doit percevoir le pourquoi et le comment des choses, interpréter correctement les informations ambiguës, et connaître ses propres limites en acceptant de ne pas tout savoir.

Gestion des tâches. L’agent doit exécuter de façon indépendante, correcte et systématique les tâches qui lui sont confiées, selon les dispositions et normes en vigueur. Il doit aussi pouvoir traiter dans le temps imparti un ensemble de tâches différentes, en établissant des priorités.

Gestion interpersonnelle. Deux dimensions s’entrecroisent ici. En interne, l’agent doit créer et promouvoir l’esprit d’équipe, partager ses avis et idées, s’identifier aux objectifs communs et aplanir les conflits avec ses collègues. En externe, l’orientation-client consiste à fournir au partenaire (citoyen ou autorité) le meilleur service possible et à entretenir des contacts constructifs.

Gestion personnelle. L’engagement et le coping (capacité à faire face au stress et aux situations difficiles) y occupent une place centrale.

Valeurs. L’implication-motivation, le respect des normes et l’intégrité forment le socle. L’absence d’extrémisme et l’absence de psychopathologie y sont également évaluées.

Qualités et forces attendues

Les compétences essentielles pour le poste incluent l’implication, l’engagement personnel, le perfectionnisme, la persévérance, l’autonomie, la vigilance et l’intégrité.

Les forces professionnelles particulièrement valorisées chez un agent de sécurisation sont le sens du dialogue et de la négociation, l’orientation-client, le sens critique, le respect d’autrui et le courage. Ce profil rappelle que le métier n’est pas seulement physique : la dimension relationnelle et la capacité à désamorcer une tension comptent autant que la maîtrise des procédures.

Salaire, avantages et conditions de travail

La question du salaire revient systématiquement chez les candidats. La Police Fédérale ne communique pas de grille publique simple à lire, mais met à disposition un simulateur de paie en ligne. Plusieurs avantages chiffrés sont toutefois confirmés par les sources officielles.

Estimer son salaire

Un simulateur de paie est mis à disposition des candidats par la Police Fédérale sous la forme d’un fichier Excel utilisable sur PC uniquement. Il permet d’estimer la rémunération future en tenant compte de l’ancienneté et de la situation personnelle.

Le montant net exact dépend de l’échelle barémique, de l’ancienneté de cadre, des primes liées au régime de travail et des éventuelles allocations familiales. À défaut d’un chiffre unique communiqué publiquement, le simulateur reste la référence pour obtenir une estimation personnalisée.

Avantages sociaux confirmés

Plusieurs avantages sont chiffrés et stables. D’après le règlement officiel, l’employeur prend en charge 100 % des frais de transports publics, et 100 % des frais de train. L’agent bénéficie de 32 jours de congé par an.

Les soins dans les centres médicaux de la Police Fédérale sont gratuits, de même que d’autres services médicaux internes. Les formations dispensées par l’institution sont également gratuites, ce qui ouvre la voie à des évolutions professionnelles sans coût personnel.

Primes pour prestations supplémentaires

L’agent peut bénéficier de primes en cas de prestations supplémentaires, de nuit ou de week-end. Le métier impliquant des horaires variables, ces primes constituent une part non négligeable de la rémunération réelle pour de nombreux agents affectés à des unités de sécurisation aéroportuaire ou de garde sur sites sensibles.

Progression barémique : de BASP1 à BASP4

La carrière barémique des assistants de sécurisation est structurée en quatre échelles successives. Selon Polinfo (Kluwer), la progression se fait par paliers de six ans : passage de BASP1 à BASP2 après six ans dans l’échelle BASP1, de BASP2 à BASP3 après six ans dans BASP2, et de BASP3 à BASP4 après six ans dans BASP3.

Cette progression mécanique liée à l’ancienneté offre une visibilité claire sur la trajectoire salariale à long terme, indépendamment des évolutions ponctuelles liées aux primes ou aux changements de fonction.

Gros plan sur l'uniforme d'un policier belge évoquant la promotion et l'évolution de grade au sein de la police.

Évolution de carrière : devenir inspecteur de police

L’un des atouts majeurs de la fonction d’agent de sécurisation est qu’elle peut servir de tremplin vers le grade d’inspecteur de police, y compris pour des candidats qui ne possèdent pas le diplôme de niveau C habituellement requis.

Conditions d’accès à la promotion interne

Selon le règlement de promotion interne de la Police Fédérale, après deux ans d’ancienneté en tant qu’agent de sécurisation, il devient possible de candidater à la promotion interne vers le grade d’inspecteur. Des épreuves de sélection par promotion interne sont organisées chaque année.

Les conditions d’inscription aux examens de promotion sont précises : être membre du cadre des agents de sécurisation avec au moins deux ans d’ancienneté de cadre, ne pas avoir d’évaluation finale « insuffisante », ne pas avoir encouru de sanction disciplinaire lourde non effacée, et, le cas échéant, avoir acquis six années d’ancienneté de cadre après un échec à la formation de base pour le cadre visé ou après une démission ou réaffectation pour inaptitude professionnelle.

L’épreuve de cadre : contourner l’absence de diplôme

C’est le mécanisme central qui rend la promotion accessible sans diplôme de niveau C. Pour participer à l’examen de promotion interne vers le grade d’inspecteur, deux options existent : être titulaire d’un diplôme de niveau C (six années réussies en enseignement secondaire général, technique, artistique ou professionnel), ou réussir l’épreuve de cadre organisée par le département du Recrutement et de la Sélection.

D’après les conditions officielles, si l’épreuve de cadre est réussie, il n’est en réalité pas nécessaire d’être titulaire d’un diplôme de niveau C pour participer au concours d’aspirant-inspecteur. C’est cette passerelle qui fait du parcours BAGP une voie d’entrée stratégique pour des candidats sans diplôme secondaire complet qui visent, à terme, le grade d’inspecteur.

La règle des trois échecs en promotion interne

À la différence de la sélection générique (où la limite est de cinq échecs), un seuil plus strict s’applique aux examens de promotion interne. Depuis le 14 septembre 2021, les candidats à la promotion interne ne peuvent pas avoir échoué à trois reprises aux épreuves de sélection pour l’accession au cadre visé.

Cette limite de trois échecs concerne uniquement les examens de promotion (agent de sécurisation vers inspecteur), à distinguer de la limite de cinq échecs qui régit le recrutement externe initial.

Calendrier indicatif

À titre d’illustration du rythme annuel des sélections internes, la date limite d’inscription pour la prochaine campagne de promotion est fixée au 3 mars 2026, avec des épreuves prévues de mars à août 2026. La procédure se compose d’une épreuve professionnelle (planifiée le 28 mars 2026), d’une épreuve sportive, d’une épreuve de personnalité et du passage devant la commission de délibération.

Deux parcours de formation possibles

Une fois la promotion interne réussie, deux parcours de formation sont proposés : la formation classique d’un an (avec, le cas échéant, dispense possible du brevet en maîtrise de la violence avec arme à feu), ou une formation accélérée de promotion sociale de sept mois. C’est cette voie accélérée qui rend la transition particulièrement attractive pour les agents en poste.

Formation de promotion sociale BAGP vers Inspecteur

La formation de promotion sociale est l’option accélérée. Elle a été ouverte le 1er mars 2023 dans deux académies belges, l’Académie de Police de la Province de Namur et l’Académie de Police de Bruxelles (ARPB). Les deux dispositifs sont voisins mais ne sont pas strictement identiques.

Le parcours à l’Académie de Police de Bruxelles (ARPB)

Selon l’Académie de Police de Bruxelles, l’ARPB accueille depuis le 1er mars 2023, en promotion sociale, les agents de sécurisation qui souhaitent devenir inspecteur de police. La formation accélérée dure 7 mois.

Il s’agit de la formation professionnelle que l’aspirant (l’élève qui commence la formation) doit suivre et réussir afin d’obtenir un premier emploi en tant qu’inspecteur de police.

Le programme totalise 748 heures de cours et 120 heures de stage, soit 868 heures au total. Il s’articule autour de treize modules thématiques, deux types de stages et des exercices intégrés.

Programme détaillé des modules à l’ARPB

Les heures par module se répartissent comme suit, selon le programme détaillé publié par l’Académie de Police de Bruxelles :

  • Module 1 : La place et le rôle de l’aspirant dans une école de police (12 heures)
  • Module 2 : La place, la fonction et le rôle de la police dans notre société (64 heures)
  • Module 3 : La place, la fonction et le rôle des cadres au sein de la police intégrée (38 heures)
  • Module 4 : Les compétences techniques de base (12 heures)
  • Module 5 : Initiation aux procédés policiers primaires (216 heures)
  • Module 6 : Ordre public et opérations policières générales (52 heures)
  • Module 7 : Police de proximité (24 heures)
  • Module 8 : Approche des phénomènes courants (208 heures)
  • Module 9 : Approche des situations spécifiques (8 heures)
  • Module 10 : Les phénomènes d’actualité (8 heures)
  • Module 11 : Entraînement physique et mental (46 heures)
  • Module 12 : Maîtrise de la violence (16 heures)

Les modules 5 (Initiation aux procédés policiers primaires) et 8 (Approche des phénomènes courants) concentrent l’essentiel du volume horaire avec respectivement 216 et 208 heures.

Les 120 heures de stage se divisent en 40 heures de stage d’observation et 80 heures de stage en situations opérationnelles. Vingt-quatre heures supplémentaires sont consacrées à des exercices intégrés. Ce programme détaillé est propre à l’ARPB et peut différer légèrement d’une académie à l’autre.

Le parcours à l’Académie de Police de la Province de Namur

L’Académie de Police de la Province de Namur a également ouvert sa formation de promotion sociale le 1er mars 2023. Elle se déroule au Campus provincial de Namur-Salzinnes (rue Henri Bles 188, 5000 Namur), avec un horaire de 8h15 à 16h40.

Préformation CEFIG : se préparer aux épreuves

Pour les candidats qui veulent maximiser leurs chances, des préformations existent. La plus connue à Bruxelles est celle du CEFIG, organisée en partenariat avec Bruxelles Formation.

Structure et volume horaire

Selon Bruxelles Formation, la préformation CEFIG s’étale sur 14 semaines au total, soit 410 heures réparties en deux phases : une phase de détermination de 2 semaines (60 heures), suivie d’une phase de préformation proprement dite de 12 semaines (350 heures).

La phase de détermination permet d’évaluer l’adéquation entre le candidat et le métier. La préformation, elle, vise à augmenter concrètement les chances de réussite aux épreuves d’entrée à l’école de police.

Programme

Le programme est dense et couvre toutes les dimensions de la sélection. Il comprend des cours de français écrit et oral (grammaire, orthographe, rédaction, compréhension écrite), de psychologie collective (préparation aux épreuves de personnalité et à la commission de sélection), de logique (préparation au raisonnement abstrait et numérique), de communication (assertivité, gestion de conflit, communication non verbale), d’informatique, de techniques de secrétariat, et d’actualité.

S’y ajoutent l’exploration du métier (visites des zones de police bruxelloises, rencontres avec des professionnels de la police fédérale, exercices intégrés avec l’ERIP), la présentation du parcours sportif (simulations et conseils d’entraîneurs), des simulations d’entretien de motivation et de commission, et la constitution d’un portfolio.

Conditions d’accès

Selon Bruxelles Formation, pour intégrer la préformation, il faut être chercheur d’emploi inoccupé, avoir au moins 18 ans, ne pas posséder le certificat de l’enseignement secondaire supérieur (CESS) ou son équivalence reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles, présenter un casier judiciaire vierge et réussir les tests d’admission du CEFIG (simulation du test d’aptitudes cognitives, évaluation des compétences linguistiques et logiques).

La participation à une séance d’information est obligatoire avant l’inscription. Une condition de nationalité s’applique aussi : être Belge ou en demande de nationalité. Il faut souligner que cette condition est propre à la préformation : pour la sélection réelle de la police, la nationalité belge doit déjà être acquise au moment de la candidature.

Avantages pratiques

Selon le CEFIG, la formation est gratuite, dispensée à temps plein de 9h à 16h15, avec un effectif limité à 16 stagiaires maximum. Une rémunération de 2 € bruts par heure suivie est prévue, les frais de transport sont remboursés, et les droits aux allocations sont conservés. Le calendrier suit les congés scolaires.

Calendrier des séances d’information

Dates des séances d’information
08/04/26
15/04/26
22/04/26
13/05/26
20/05/26
27/05/26
03/06/26
10/06/26

Autres ressources de préparation

Au-delà du CEFIG, la Police Fédérale met à disposition plusieurs documents officiels téléchargeables : un questionnaire médical, le schéma et le parcours fonctionnel de l’épreuve sportive, un programme de préparation physique et le règlement de sélection. Le simulateur de paie Excel mentionné plus haut complète cette boîte à outils.

Aménagements raisonnables pour candidats en situation de handicap

La procédure de sélection prévoit des aménagements pour les candidats porteurs d’un handicap ou présentant des troubles de l’apprentissage. Ces aménagements concernent uniquement les épreuves écrites.

Types d’aménagements disponibles

D’après le règlement officiel, les aménagements peuvent inclure un tiers de temps supplémentaire, la lecture orale des questions, la réponse orale ou l’utilisation d’outils informatiques. Ils sont décidés au cas par cas par le département Recrutement et Sélection, en fonction de la nature précise du handicap ou du trouble identifié.

Ces dispositions ne s’appliquent pas aux épreuves sportives ou médicales, qui restent soumises aux mêmes critères pour tous les candidats.

Procédure de demande

La demande doit être soumise au plus tard 7 jours calendaires avant les épreuves de sélection, accompagnée d’une attestation médicale ou officielle justifiant la situation. C’est sur la base de ce dossier que le département décide de l’aménagement applicable.

Les mêmes possibilités sont ouvertes aux candidats déjà agents de sécurisation qui passent les examens de promotion interne pour accéder au grade d’inspecteur.

Le marché de l’emploi de l’agent de sécurité locale

Pour situer le contexte de l’emploi en uniforme en Belgique, il est utile de regarder les données régionales sur les fonctions de sécurité locale, distinctes du recrutement fédéral des agents de sécurisation mais qui éclairent le marché global du métier.

Volumétrie et répartition géographique

Selon les données 2024 du Forem, 66 offres d’emploi pour agent de sécurité locale ont été diffusées sur l’année. La répartition par province montre une concentration nette en Hainaut.

Province Part des offres
Province du Brabant wallon 33.3%
Province de Hainaut 53.3%
Province de Liège 0.0%
Province de Luxembourg 0.0%
Province de Namur 13.3%
Bruxelles 0.0%
Flandre 0.0%
Pays limitrophes 0.0%

Régime de travail

Le métier est très majoritairement exercé à temps plein, davantage encore que la moyenne tous métiers confondus.

Type Ce métier Tous les métiers
Temps partiel 1.5 13.8
Temps plein 98.5 86.2

Types de contrats proposés

Côté contrat, le marché privé de l’emploi de sécurité locale présente une part importante de contrats intérimaires avec option CDI. Cette donnée concerne les offres diffusées par Le Forem et non le statut public d’agent de sécurisation de la Police Fédérale, qui relève d’un emploi statutaire.

Type Ce métier Tous les métiers
Intérimaire avec option CDI 51.7% 32.5%
Intérimaire 6.9% 21.1%
Contrat à durée indéterminée 41.4% 29.0%
Contrat à durée déterminée 0.0% 10.7%
Autres contrats (Flexi-job, étudiant, journalier, etc.) 0.0% 6.6%

Ces chiffres reflètent un échantillon limité (66 offres en 2024) et peuvent inclure des fonctions de gardiennage privé voisines, ce qui explique l’écart avec le statut public stable d’un agent de sécurisation de la Police Fédérale.

Agents de police à vélo montrant l'équipement de sécurité d'un agent lors d'une patrouille en milieu urbain.

Foire aux questions

Qu’est-ce qu’un agent de sécurisation ?

Un agent de sécurisation (BAGP) est un membre du personnel de la Police Fédérale belge appartenant à la Direction de sécurisation (DAB), créée en novembre 2017. Son rôle est de sécuriser des sites stratégiques (aéroport de Bruxelles-National, ambassades, OTAN, SHAPE, sites nucléaires, palais royaux), d’assurer le transfèrement de détenus et d’effectuer des missions relatives à la police des cours et tribunaux. Il s’agit d’une fonction accessible sans diplôme, à distinguer de l’agent de police de la Police Locale.

Quel est le salaire d’un agent de sécurisation de la police belge ?

Le salaire exact varie selon l’ancienneté et peut être estimé via le simulateur de paie en ligne mis à disposition par la Police Fédérale (fichier Excel, PC uniquement). Les avantages confirmés incluent 100 % d’intervention employeur dans les transports publics et en train, 32 jours de congé par an, des primes possibles pour les prestations de nuit ou de week-end, des formations gratuites et des soins médicaux gratuits dans les centres de la Police Fédérale. La progression barémique se fait par paliers de 6 ans (BASP1 puis BASP2, BASP3 et BASP4).

Quelles sont les missions d’un agent de sécurisation dans la police ?

L’agent de sécurisation assure trois grands types de missions : la police des cours et tribunaux (sécurité des salles d’audience, surveillance et transfert de détenus, extraditions internationales), la sécurisation de l’aéroport de Bruxelles-National (patrouilles, surveillance des zones publiques et aéroportuaires), et la sécurisation des points sensibles (ambassades, institutions européennes, OTAN, SHAPE, sites nucléaires, palais royaux). Il peut aussi intervenir lors d’incidents à des points critiques.

Comment devenir agent de sécurisation en Belgique ?

Pour devenir agent de sécurisation, il faut posséder la nationalité belge, avoir au moins 17 ans à l’inscription (18 ans à l’engagement), disposer du permis B et fournir un casier judiciaire vierge (modèle 595). Aucun diplôme n’est requis. La procédure comporte trois phases : la sélection générique (épreuves cognitives, sportives, de personnalité et examen médical), l’inscription dans une réserve de recrutement, puis la sélection par la Direction de sécurisation suivie d’une formation de base de 6 mois.

Est-il possible de devenir policier (agent de sécurisation) sans diplôme ?

Oui. Pour devenir agent de sécurisation (BAGP), aucun diplôme n’est requis, ni pour s’inscrire ni pour être engagé. Il en va de même pour la fonction d’agent de police. C’est l’une des rares fonctions policières en Belgique accessibles sans certificat d’études, ce qui en fait une voie d’entrée privilégiée dans la Police Fédérale.

Quelle est la différence entre un agent de sécurisation et un agent de police ?

L’agent de sécurisation appartient à la Police Fédérale (Direction de sécurisation/DAB) et sécurise des sites stratégiques nationaux. L’agent de police appartient à la Police Locale et travaille dans l’une des 178 zones de police locales, principalement sur des missions de circulation, de surveillance locale et de respect des règlements communaux. Les deux fonctions ne requièrent aucun diplôme, mais leurs missions, leur employeur et leurs lieux d’affectation sont distincts.

Quelle est la différence entre un agent de sécurisation et un inspecteur de police en Belgique ?

L’agent de sécurisation (BAGP) est accessible sans diplôme et exerce des compétences policières restreintes (agent de police administrative). L’inspecteur de police, grade supérieur, requiert un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur (6 ans) et bénéficie de compétences policières complètes, notamment en matière judiciaire. Un agent de sécurisation peut accéder au grade d’inspecteur après 2 ans d’ancienneté via les examens de promotion interne et une formation de 6 à 7 mois.

Quelle est la durée de la formation de l’agent de sécurisation en Belgique ?

La formation de base de l’agent de sécurisation dure 6 mois. Elle est dispensée à l’Académie nationale de police (ANPA) sur cinq campus : Jumet, Vottem, Gand, Wilrijk et, depuis septembre 2025, Bruxelles (Etterbeek). La formation combine modules juridiques, entraînements physiques et exercices en scénarios réalistes, suivie d’un stage professionnel.

Quelles sont les conditions pour devenir agent de sécurisation en Belgique ?

Les conditions principales : posséder la nationalité belge (acquise au moment de la candidature), avoir au moins 17 ans à l’inscription et 18 ans à l’engagement, disposer du permis B, fournir un extrait du casier judiciaire (modèle 595) de moins de 3 mois, être de conduite irréprochable, jouir des droits civils et politiques, et ne pas avoir échoué 5 fois ou plus à la procédure de sélection depuis le 14 septembre 2021. Aucun diplôme n’est exigé.

Comment se passe la formation de l’agent de sécurisation et quelles sont les perspectives de carrière ?

Après avoir réussi les 3 phases de sélection, l’agent suit une formation de base de 6 mois alliant théorie (droit, communication, techniques policières) et pratique (maîtrise de la violence, sport, stages). À l’issue, il est affecté à la Direction de sécurisation. Après 2 ans d’ancienneté, il peut postuler aux examens de promotion interne pour devenir inspecteur de police, via une formation classique d’un an ou une formation accélérée de 6 à 7 mois en promotion sociale.

Pour aller plus loin

Si la fonction vous attire, l’étape suivante est concrète : vérifier que vous remplissez les conditions de base (nationalité, âge, casier judiciaire, permis B), puis vous inscrire à une séance d’information ou à une préformation pour préparer sérieusement la sélection générique. La régularité d’entraînement physique sur le parcours fonctionnel et la préparation méthodique à l’entretien semi-structuré (méthode STAR) sont les deux leviers les plus déterminants pour réussir.

L’agent de sécurisation est une porte d’entrée sérieuse dans la police belge, avec un statut stable, des avantages clairs, une formation rémunérée et une vraie passerelle vers le grade d’inspecteur. C’est aussi un métier exigeant, où la rigueur, la vigilance et le sens du contact pèsent autant que la condition physique.

Sources

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